Un Guide concernant le service missionnaire – W. E. Vine

par La rédaction le 1 Mai, 2017

L'autorité divine

    La pensée de Dieu concernant sa volonté que l'Evangile soit annoncé à toutes les nations est révélée dans les Ecritures du Nouveau Testament. En particulier, le récit du chapitre 13 des Actes, met en évidence cette opération du Saint Esprit d'une façon qui, aux yeux des hommes, apparaît comme anormale. Mais la souveraineté du Saint Esprit est mise en évidence : nous voyons et comment il travaille ainsi que les moyens qu'il choisit d'utiliser.

    Ce n'était pas en partant de Jérusalem mais d'Antioche que cette activité particulière du Saint Esprit en vue d'évangéliser les autres nations devait se développer. Ce n'était pas non plus le résultat des travaux d'une commission ou à la suite de la décision d'une église. L'Esprit Saint dit : « Mettez-moi maintenant à part Barnabas et Paul, pour l'oeuvre à laquelle je les ai appelés » (Act. 13 : 2). L'Evangile devait désormais être répandu dans d'autres régions.

    Paul et Barnabas servaient déjà le Seigneur dans l'assemblée à Antioche, une assemblée récemment formée. Ils y faisaient partie des «prophètes et docteurs» dont les noms ont été conservés. Ils étaient des « colonnes » dans cette assemblée. Il semblait donc difficile de s'en passer. Mais au verset 3, on lit : « ils les laissèrent aller ».


Les prérogatives de l'Esprit de Dieu

    On voit ici que l'autorité du Saint Esprit est reconnue. Les missionnaires ne sont pas envoyés par une assemblée ou un groupe d'assemblées pour évangéliser dans une localité choisie d'avance. Ils sont réellement à la disposition du Saint Esprit. Il dirige leurs déplacements d'une ville à l'autre, la durée de leur séjour dans chacune d'entre elles et ils se laissent conduire avec dépendance.

    C'est le plan divin : tout arrangement ou tout ordre humain entrave la dépendance du serviteur à l'égard de l'Esprit de Dieu et sa responsabilité personnelle devant le Seigneur. Nous avons tendance à l'oublier. 

    Dans toute tentative pour porter remède à des manifestations de la volonté propre chez l'un de nos compagnons de service en Christ ou si nous entendons exercer un contrôle quelconque sur un service, il faut constamment se souvenir du danger qu'il y a de limiter par ce moyen l'activité du saint Esprit.


Mise à l'épreuve et approbation divine

    Paul parle de lui-même et de ses compagnons de service comme ayant été « approuvés de Dieu, pour que l'évangile leur soit confié » (1Thes. 2 : 4.). L'approbation succède à une « mise à l'épreuve». Paul dira ainsi de Timothée qu'il a été "connu à l'épreuve", c'est-à-dire que sa fidélité a été démontrée dans des circonstances difficiles.

    Tous ceux que le Saint Esprit envoie dans les Actes ou les épîtres, ont déjà servi dans l'évangile, où ils habitaient. Ils ne sont pas devenus subitement des missionnaires, envoyés par leurs assemblées, pour servir dans d'autres pays.

    Etre missionnaire, ce n'est pas une sorte de "carrière" où l'on entrerait, de sorte que chacun, désormais, vous considérerait comme tel.

    Cette question est parfois posée par un jeune frère ou une jeune soeur : « Comment devient-on missionnaire ? ». Elle résulte peut-être d'un véritable désir de servir le Seigneur, mais elle montre aussi le besoin de rechercher dans les Ecritures ce qu'il faut comprendre par un appel de la part de Dieu.

    Notons que dans le Nouveau Testament il n'est nulle part question de demander à qui ce soit la permission d'exercer un service dans l'évangile. Posséder un « don » donne la responsabilité de s'en servir !

    Nous ne voudrions pas, en parlant ainsi, suggérer qu'il soit anti-scripturaire de faire connaître aux frères les plus âgés de son assemblée la conviction reçue du Seigneur, s'il nous appelle à poursuivre dans un autre pays un service déjà commencé dans notre propre région.

L'on pourra ainsi écouter leurs conseils, accompagnés par la prière. Mais le silence de l'Ecriture touchant l'envoi d'un serviteur à l'instigation d'une autorité humaine quelconque est hautement significatif.


Les récits de l'Ecriture sont là pour nous diriger

    Certains faits ressortent particulièrement des circonstances de Paul, après sa conversion, avant qu'il ne soit envoyé pour exercer un service au loin.

A - Son témoignage a commencé dès le moment de sa conversion : ( Act. 9 : 18-20)

B - Il a passé beaucoup de temps dans la communion pratique avec l'assemblée à Antioche (Act. 11 ; 12 ; 13).

C - Sa capacité spirituelle est devenue si évidente que cette assemblée l'a envoyé avec Barnabas pour remplir une mission particulière à Jérusalem (Act. 11 : 29-30).

D - Il a gagné l'estime et il a été apprécié par un autre serviteur, qui avait été appelé à travailler dans l'oeuvre du Seigneur quelque temps avant lui  (Act. 11 : 25).

E -Il a été connu des saints comme un serviteur de Dieu, dans au moins trois endroits : Damas, Jérusalem et Antioche.

F - Il était si apprécié à Antioche, qu'au moment où il a été appelé, l'assemblée l'aurait volontiers retenu, ce qui est impliqué par ce verbe « apoluo » traduit par « laisser aller ». Mais c'était le Saint Esprit qui avait décidé de son départ.

    Tout ce récit n'est pas une simple narration. La Parole de Dieu rapporte ces faits pour nous faire connaître la pensée de Dieu et sa volonté dans la manière dont tout serviteur doit agir, avant que le Seigneur l'appelle éventuellement à servir au loin. Ces passages de l'Ecriture sainte sont donnés pour notre instruction et notre direction, pour que la volonté de Dieu s'accomplisse en nous.

    Si nous négligeons ces points importants, dans notre ardeur ou notre hâte de commencer un service missionnaire, à la suite d'appels entendus ou en se fiant à notre propre appréciation des besoins, nous ne pouvons qu'entraver la pensée de Dieu. Il en résultera un préjudice et une perte.

    De tels faits, et ce que la Parole relate aussi concernant Silas ou Timothée, constituent une introduction appropriée pour examiner plus en détail ce que doivent être les qualifications d'un serviteur et la façon dont il doit se préparer.

    A la fin de sa vie, un frère missionnaire, très connu et très apprécié, C. F. Hogg, recommandait avec insistance aux autres frères de mettre à l'épreuve de façon plus soigneuse encore, à la lumière des principes énoncés par l'Ecriture, ceux qui exprimaient leur intention de partir. Il leur disait : « Il peut s'en suivre qu'il y ait moins d'ouvriers, mais il peut se faire aussi qu'ils soient mieux armés pour le combat spirituel auquel nous sommes appelés. Ceux qui partiraient seraient plus à la hauteur de leur service: ils y seraient mieux préparés ».

    Les voies de Dieu sont surprenantes pour l'esprit humain. Ses "méthodes" ne sont pas du tout conformes aux idées de l'homme, même si leurs motifs sont la générosité et le zèle.

    Quelle surprise qu'une si petite compagnie se soit dirigée au début vers l'Asie mineure et vers l'Europe, un continent où régnaient des ténèbres morales profondes. Mais ce petit groupe était vraiment efficace. D'ailleurs les voies de Dieu sont toujours justes. Toute déviation à leur égard ne peut que porter préjudice à la cause de l'Evangile.


Qualifications

    Les qualifications requises pour un service missionnaire sont d'ordre spirituel, pratique et physique.

1 - Les qualifications spirituelles

a - Ceux qui désirent partir au service du Seigneur doivent donner les signes évidents d'une réelle conversion, confirmée par des pensées spirituelles, une vie de service et de dévouement à Christ.

b - Ils doivent avoir une bonne connaissance des doctrines de l'Ecriture. Ils seront capables alors, en s'appuyant sur « un modèle (ou : un sommaire) des saines paroles » ( 2 Tim. 1 : 13), d'exposer justement (ou de découper droit)  la parole de la vérité ( 2 Tim. 2. 15). Timothée avait  connu dès son enfance les saintes lettres c'est-à-dire l'Ecriture ( 2 Tim. 3 :15). Le serviteur doit avoir des aptitudes pour présenter l'évangile dans sa plénitude et sa simplicité, pour édifier les croyants, en ayant toujours ce but devant lui : les amener à être des témoins vis-à-vis de leurs compatriotes.

    Si une personne est peu instruite dans les vérités de l'Ecriture et se montre inefficace pour faire connaître de façon intelligente l'évangile là où elle habite, comment peut-on la recommander pour aller travailler à l'étranger dans des conditions autrement difficiles et exigeantes ? Comment pourra-t-elle manier convenablement l'Ecriture, quand elle sera confrontée à un sceptique, à un propagandiste de l'erreur ou même à un questionneur sincère ?

    Il peut y avoir du zèle, mais il ne sera pas selon la connaissance ; alors au contraire il aura pour effet d'accroître les difficultés. On voit tout l'intérêt qu'il peut y avoir à rechercher la compagnie d'un frère doué, disposé à ouvrir sa maison  pour aider de plus jeunes croyants dans une étude commune plus approfondie de la Parole. « Et il en établit douze pour être avec lui, et pour les envoyer prêcher » (Marc 3 : 14). Etre avec Lui ! Quel Maître enseigne ici ! Quelle formation en vue d'un travail missionnaire ! Ils avaient constamment sous les yeux son grand exemple. Ils pouvaient s'asseoir à Ses pieds et apprendre de Lui: discerner quelque chose de sa façon d'agir, de son comportement, de l'Esprit dont il était  rempli. En un mot apprendre à Le connaître !

    Ce n'était  pas lors d'une visite occasionnelle, mais durant des années d'étroite intimité, des journées entières vécues en Sa compagnie: une relation constante. Cette formation n'avait pas lieu à l'écart des autres hommes, dans des collèges ou des séminaires. Mais, comme les médecins sont formés par un contact constant avec la maladie, de même les disciples étaient témoins de Son « traitement » à l'égard d'un pécheur propre juste ; d'un sage ou d'un insensé ; d'un pharisien orgueilleux ou d'un publicain méprisé; d'un scribe dédaigneux ou d'un pécheur rejeté ; ou quand Il s'adressait à une personne frivole ou à quelqu'un dans la tristesse.

    Toutefois, même si c'était le Seigneur lui-même qui les avait appelés, désignés par nom et envoyés, malgré tous leurs avantages et toutes leurs qualifications, tout cela aurait été inutile, si la puissance du Saint Esprit n'était pas venue les remplir.

c - Il faut qu'ils aient déjà réellement cherché à amener des âmes à Christ. Si quelqu'un n'a pas cherché à gagner des âmes alors qu'il se trouve dans sa propre assemblée, comment pourrait-il le faire avec succès sur un champ missionnaire ? Là, il rencontrera certainement des circonstances exerçantes et peut-être même parfois effrayantes, des tentations propres à ces pays, où les ténèbres morales semblent plus épaisses encore.

    Un serviteur de Dieu bien connu, qui avait longtemps travaillé dans une région ayant de tels caractères, rappelait  que certains serviteurs avaient eu, en entrant en contact avec l'obscurité et le péché du paganisme, comme une révélation subite de la puissance terrifiante et presque accablante de Satan, en activité autour d'eux, et de la chair en eux. Au point qu'ils se sentaient désorientés, déprimés et effrayés.

d - Ils doivent être eux-mêmes baptisés et en mesure d'enseigner la nécessité et la portée de cette ordonnance aux nouveaux convertis.

e - Ils doivent être capables de donner des instructions concernant la communion dans l'assemblée, d'enseigner les principes scripturaires concernant l'adoration en commun et la participation à la Cène, ainsi que les prérogatives du Saint Esprit dans toutes ces matières. Pour acquérir une telle connaissance, une étude soigneuse de l'Ecriture est indispensable, ainsi que l'aide de frères déjà bien instruits touchant ces questions. Les ouvriers du Seigneur doivent comprendre les principes relatifs à l'Assemblée selon l'Ecriture, pour être en mesure de répondre avec intelligence aux questions posées par les frères autochtones.

f – Leur caractère doit vraiment ressembler à celui de Christ. Leur attitude à l'égard des indigènes doit être aimante et sympathique ! Il faut surtout éviter, pour gagner leur confiance, d'afficher un air de supériorité ou un comportement qui pourrait en donner la fâcheuse impression !

g - Il faut qu'ils aient un bon témoignage de la part de ceux pour lesquels et avec lesquels ils ont travaillé dans leur profession. Nous ne voulons pas parler seulement d'une attitude morale irréprochable, mais aussi d'application et de capacité dans le travail. Il ne suffit pas qu'une personne soit engagée dans un travail spirituel au milieu de l'assemblée et qui plus est que son service ait connu quelque prospérité. Que l'on ait pu dire que Timothée avait un « bon témoignage » (Act. 16 : 2) signifiait plus que des capacités dans le travail de l'évangile.

    Si l'on se montre incapable de faire face à son travail séculier, partir pour un travail missionnaire ne changera rien à la question ! Si l'on n'a pas été en mesure de s'occuper convenablement d'un travail ordinaire dans ce monde, l'on sera certainement disqualifié  pour faire face à l'activité forcément très prenante et difficile d'un champ missionnaire.

h - Il faut que les frères plus âgés aient discerné chez ces serviteurs un esprit d'humilité, un désir d'être prêt à recevoir un conseil, en accord avec l'exhortation : « Pareillement, vous, jeunes gens, soyez soumis aux anciens ; et tous, les uns à l'égard des autres, soyez revêtus d'humilité » (1 Pier. 5 : 5). Ils doivent être caractérisés par une réelle pureté dans leur coeur et dans leur vie, pour qu'ils soient en mesure de résister à l'immoralité qui atteint son paroxysme dans la plupart des pays. Une attitude insouciante ou trop libre dans les relations avec le sexe opposé, disqualifie pour le service du Seigneur. Il a été parfois suggéré qu'un jeune homme ou une jeune fille se marie d'abord pour avoir ainsi une influence autour de lui qui puisse contrecarrer le danger d'immoralité. 

Mais le Nouveau Testament ne fait aucune allusion à ce sujet, en relation avec la vie missionnaire. Le cas de Timothée est significatif et suggestif. Ne travaillait-il pas dans des pays où le vice s'étalait ouvertement ? Il était gardé par son propre désir de fidélité, et aussi par son association avec Paul, un serviteur plus âgé.


2 - Les qualifications pratiques

a - Il faut une capacité à s'adapter pour apprendre à travailler de façon harmonieuse, en coopération avec les autres, en particulier dans le cas probable où un jeune serviteur est appelé à assister pendant quelque temps un missionnaire plus âgé.

    Il doit être prêt à écouter ses conseils et à se comporter comme celui qui travaille sous un même joug. Après quelques années de service en commun, Paul pouvait dire à une assemblée, au sujet de Timothée : « Vous savez qu'il a été connu à l'épreuve, savoir qu'il a servi avec moi dans l'évangile comme un enfant sert son père » ( Phil. 2 : 22).

    S'il est difficile de vivre avec quelqu'un sur un champ missionnaire, ce sera une grande entrave pour le travail. Il n'y avait aucune réserve provoquée par l'attitude de Timothée ; au contraire, il était tout disposé à écouter. Il n'agissait pas d'une manière indépendante à l'égard de Paul et ce dernier était prompt à reconnaître tout ce que le Seigneur avait confié à Timothée. En  parlant d'autres personnes, l'apôtre doit reconnaître qu'elles ne cherchent pas les intérêts de Jésus Christ, mais leurs propres intérêts. C'était tout le contraire avec ce jeune missionnaire.

b - Il est important d'avoir des capacités pour apprendre une langue, lorsque cela est nécessaire. Il faut avoir aussi le désir sincère de s'y astreindre et de s'appliquer sans relâche à son étude. Tout cela demande du renoncement, et de la discipline dans l'usage de son temps. Celui qui a fait peu d'études, peut difficilement comprendre combien apprendre une langue étrangère peut être ardu. Mais comment peut-on vraiment comprendre la mentalité d'un peuple sans apprendre à parler sa langue ? Parfois, il est nécessaire d'attendre de se trouver sur place, dans le pays, pour apprendre vraiment la langue. Dans ce cas-là cependant, un cours par correspondance préalable au départ est très utile et possible dans la plupart des pays d'où l'on est originaire.

    D'une manière générale, pendant les années de préparation, il est bon de prendre déjà des habitudes d'étude régulière. Ce sera plus facile de poursuivre ensuite immédiatement cette tâche, dès que l'on se trouvera à pied d'oeuvre. Avoir un comportement décousu ne peut que rendre ce travail inefficace. Si quelqu'un a un exercice devant Dieu pour partir en mission, Il doit d'abord tester ses capacités pour apprendre une langue. Et même si l'on a cette capacité, ce ne sera pas du temps perdu que de chercher à la développer. Apprendre une langue après 35 ou 40 ans devient nettement plus difficile.

    Dans certains pays, comme par exemple les anciennes colonies françaises, une bonne connaissance de la langue française est nécessaire pour remplir les conditions requises par les autorités gouvernementales ou leurs représentants. Dans ce but, un certain temps passé en Belgique, en France ou en Suisse est conseillé. Une attention toute particulière doit être portée à l'aspect « phonétique » de cette langue. Il est recommandé de suivre des cours dans une école spécialisée dans l'étude des langues orientales ou africaines, avant de partir par exemple pour l'Inde, l'Extrême-Orient ou l'Afrique centrale.

    Chercher sur place à parler habituellement une langue que l'on possède encore trop imparfaitement peut donner aux incrédules une occasion de se moquer et « fatiguer » aussi les croyants indigènes.

    Dans les temps correspondant au Nouveau Testament, le fait que la langue grecque classique était parlée et comprise dans les pays du Moyen-Orient et dans ceux qui entourent la Méditerranée, a rendu plus aisée la prédication de l'Evangile. L'argument qui voudrait prouver qu'apprendre une langue n'est pas nécessaire est rendu de ce fait sans valeur.

c - Il y a bien des choses d'ordre pratique pour lesquelles un jeune homme doit être capable de « mettre la main à la pâte » quand il est dans le pays où il désire servir. Il lui sera très utile d'acquérir des connaissances en mécanique, en charpenterie, en jardinage, dans la fabrication des briques, le raccommodage des habits ou de faire face à d'autres aspects du travail journalier. S'il a quelque expérience pour préparer un repas, ce ne sera que mieux! Le travail missionnaire ne se borne pas à prêcher la Parole ou à enseigner. Il implique des activités manuelles.

    Un jeune homme qui protesterait, déclarant qu'il est venu pour présenter la Parole de Dieu et qu'il n'est pas là pour « balayer le sol », n'est pas seulement à réprimander ; il est évident qu'il s'est trompé sur le caractère de son appel. Il vaudrait mieux qu'il retourne dans son pays et cherche à y gagner son pain quotidien! Avoir quelques connaissances médicales, être capable d'apporter les premiers secours, est pratiquement indispensable. Celui qui  est ignorant à ce sujet est gravement handicapé. Il faut absolument que son temps de préparation lui serve aussi à acquérir une telle instruction.

    Pour une jeune femme, savoir donner des soins aux enfants est hautement désirable. Certes, beaucoup de soeurs partent, en étant déjà des infirmières qualifiées, formées pour soigner les maladies tropicales. Elles peuvent ainsi aider d'emblée dans le travail d'hôpital ou dans un dispensaire. De toute manière, avoir quelque formation sur ce point, est de toute importance.


3 - Les qualifications physiques

    Il faut bien comprendre qu'un service missionnaire sérieux implique beaucoup d'efforts physiques. Certains de ces efforts ont des conséquences fâcheuses et plus d'une personne, animée du vif désir de faire tout son possible dans le travail de l'évangile, dépasse ses forces, et travaille en fait plus que de raison. Nous avons besoin d'être dirigés par le Saint Esprit aussi bien pour comprendre ce que nous devons faire que ce qu'il nous faut éviter de faire. Tout ceci avec le désir de rester dans un état physique convenable, pour « être utile au Maître ».

    A cet égard, il convient de noter comment le Seigneur à appelé ses disciples à venir dans un lieu désert pour s'y reposer un peu, car il y avait beaucoup de personnes qui allaient et venaient (Marc 6: 31. ). Etre à l'écart, «sur la montagne» est une expérience excellente. Dans un petit livre de Griffith: «Calculer la dépense», cet auteur raconte: l'expérience suivante qui peut se produire dans certains cas: un jeune serviteur du Seigneur ayant fait un très gros effort de renoncement, pour faire face à la vie trépidante et aux multiples activités d'un centre missionnaire, il a découvert subitement ou graduellement qu'il avait perdu son amour pour la prière et la lecture de la Parole ou que ce goût avait fortement diminué.

    Dans certains cas, tout ceci peut être dû à ce que d'autres serviteurs n'ont pas su discerner à temps que l'effort mental ou physique fourni par leur compagnon d'oeuvre était vraiment trop grand. La joie et l'intérêt pour le service sont perdus. Tout semble aller mal et très souvent c'est en effet la perte de cette joie qui résulte de cette situation qui s'est créée. De sérieuses incompréhensions entre serviteurs peuvent en résulter.

    Schofield écrit dans son excellent livre: Le matin sans nuages, un livre que chaque serviteur du Seigneur fatigué et déprimé devrait lire : «Il y a une grande et radicale différence entre un esprit sain et un corps en bonne santé. En effet le corps peut être malade, et cette personne rester tout de même remplie de vivacité d'esprit et de joie. Mais si c'est l'esprit qui est affaibli et malade, toute la joie s'en va». Travailler certes et travailler avec persévérance est essentiel, mais il ne faut pas que le serviteur soit totalement épuisé. Quand ce qui occupe l'esprit est d'une monotonie extrême, il s'ensuit de  très fâcheux effets sur notre pensée. Certains des meilleurs serviteurs du Seigneur vivent avec des «habitudes»  extrêmement rigides. L'effet est similaire à celui que l'on constatait autrefois chez les moines. Ce n'est pas tellement le travail en lui-même mais plutôt que la manière dont on travaille qui se révèle destructive.

    On doit considérer comme un avertissement sérieux des sautes d'humeur, un caractère qui devient morose, des affections qui se manifestent de moins en moins, ainsi qu'une perte complète de l'humour – une réaction pourtant souvent saine et utile. On commet de plus en plus d'erreurs et l'on a des pressentiments et des sensations morbides.

    Tout ceci doit être considéré comme des signes d'épuisement. Un des premiers signes d'un travail excessif est que l'on devient renfermé.  Les occupations deviennent pénibles, des petites contrariétés nous rendent malades, nous faisons de petits oublis. La lassitude et la dépression s'installent. La plupart ne s'en préoccupent pas mais tout cela est significatif. Bien des dépressions nerveuses sont parfaitement prévisibles. Elles ont leur origine dans la violation des lois de la santé et du bon sens. Nous ne sommes pas fondés à croire que Dieu nous sauvera des conséquences de notre propre folie, si nous défions en permanence les lois de la nature. Il faut arrêter le travail, prendre un changement d'air suffisant, avec des amis  avec lesquels nous avons des goûts communs.La routine journalière doit être mise entièrement de côté, jusqu'à ce que nous nous sentions vigoureux et désireux de reprendre notre travail.

    Avant de prendre la décision  d'aller servir le Seigneur dans un autre pays où habituellement le climat est très différent du nôtre, ce n'est pas s'éloigner du sentier de la foi que de consulter un médecin chrétien  pour lui demander son avis sur notre condition physique.  Il y a des médecins chrétiens qui seront heureux de vous examiner afin de vous faire part de leurs conseils.

1 - Ne partez pas sans être envoyé

2 - Ne partez pas prématurément

3 - N'agissez pas avec des motifs douteux

4 - Ne partez pas sans avoir de bonnes bases spirituelles

5 - Ne vous appuyez pas sur des impressions

6 - Assurez-vous que vous avez la pleine communion de vos frères


                                                                                  Tiré d'une étude de W. E. Vine

 

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Auteur: La rédaction

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