Quelques réflexions à propos de 2 Timothée 2

par La rédaction le 1 Mai, 2017

2 Timothée 2 : 1-7
 
            L'apôtre Paul encourage d'abord son « enfant » Timothée à « se fortifier dans la grâce qui est dans le Christ Jésus ». Cette grâce venue vers nous lorsque nous étions encore pécheurs, qui nous enseigne et nous fortifie dans le chemin de la foi (Tite 2 : 11-12), est aussi notre véritable ressource pour faire face aux attaques de l'Ennemi.
            Timothée devait confier à d'autres la vérité de Dieu qu'il avait entendue de Paul, par lequel « tout le conseil de Dieu » avait été annoncé (Act. 20 : 27). Cette vérité, pour être maintenue, devait être transmise à des hommes fidèles et capables de l'enseigner (v. 2).          
 
            L'apôtre se sert ensuite de trois images, au début de ce chapitre, pour  mettre l'accent sur le caractère actif de la vie chrétienne, et du serviteur en particulier :
 
1- Le soldat doit chercher à plaire à son Chef : pour nous, c'est le Seigneur que nous devons suivre, en ayant mis notre propre volonté de côté.
 
2- L'athlète doit combattre selon les règles divines et non selon les pensées humaines : pour nous, il s'agit d'obéir à la Parole de Dieu et à ses enseignements ; nous devons poursuivre la victoire ici-bas : « celui qui vaincra »... (Apoc. 2 et 3)… et non la couronne qui nous sera donnée dans le ciel.
 
3- Le laboureur doit travailler avec patience en espérant recevoir le fruit de son travail (Jacques 5 : 7). De plus, nous devons adapter notre travail pour le Seigneur aux circonstances, ainsi qu'au genre de service que le Seigneur place devant nous. Esaïe 28 : 23-28 nous le montre, et le verset suivant nous dit que c'est Dieu lui-même qui décide du travail varié de ses serviteurs. Tout cela nous impose une grande dépendance car les semailles sont difficiles : « il va en pleurant portant la semence qu'il répand ; il revient avec chant de joie, portant ses gerbes » (Ps. 126 : 6).
           
            Ces premiers versets de 2 Timothée 2 parlent de persévérance jusqu'au retour du Seigneur, avant d'avoir part au fruit promis en 1 Corinthiens 9 : 10. La guerre, le combat de l'athlète, le travail du laboureur auront une fin, mais pas avant d'être dans le ciel, avec le Seigneur.
            C'est le Seigneur seul qui nous donne de l'intelligence pour le bon combat de la foi ; ce combat consiste à lutter contre les puissances de méchanceté qui sont dans les lieux célestes. Les versets d'Ephésiens 6 : 12 et Colossiens 1 : 9 décrivent la manière dont cette intelligence doit se manifester. Proverbes 2 : 6 insiste sur l'importance pour Dieu de la façon dont nous recherchons la sagesse d'en haut, dans sa communion, et nous montrons de l'intelligence spirituelle dans notre vie et dans le service.
 
 
2 Timothée 2 : 8-13
 
            Dans le verset 8, l'apôtre nous présente le Seigneur ressuscité qui doit toujours être présent à nos coeurs. 1 Corinthiens 15 met en relief la base même du christianisme : la mort et la résurrection du Seigneur : nier la résurrection de Christ, c'est jeter à terre tout le christianisme.
            L'évangile que Paul prêchait n'était pas étranger à l'espérance d'Israël : David était un type de Christ souffrant ; mais sa semence (Salomon) présente Christ dans son royaume de puissance, de justice, de paix et de gloire. Royaume où les croyants lui seront associés.
            Dans les versets 9 et 10, Paul se révèle être un imitateur du Seigneur, dans ses souffrances pour la justice ; comme lui, il est mis au rang des malfaiteurs (Jean 18 : 30). Il porte aux enfants de Dieu le même amour que son Maître, qui a tout enduré pour eux. Aimons-nous les uns les autres : c'est le commandement spécial du Seigneur durant son absence (Jean 15 : 12).
 
            Si Paul parle de ses souffrances pour l'amour des élus, il  précise bien que ce salut est dans le Christ Jésus qui, à son retour, nous introduira dans la gloire éternelle ; sa propre gloire de fils de l'homme, qu'il nous fera partager : « Nous lui serons semblables car nous le verrons comme il est » (1 Jean 3 : 2). Voilà qui nous élève bien au-dessus de la terre. Aimer Dieu, c'est aussi aimer ses élus (1 Jean 5 : 1 et 1 Jean 4 : 20) : ce sont les deux dimensions du même amour.
 
Verset 11 :
            Le verset 11 débute par ces mots : « Cette parole est certaine... ». Dieu insiste beaucoup dans les épîtres à Timothée, sur la certitude des paroles qu'il nous communique : elles sont sorties de sa bouche. Cette expression se trouve en 1 Timothée 1 : 15 ; 3 : 1 ; 4 : 9 ; 2 Timothée 2 : 11 et encore dans Tite 3 : 8.
            Les certitudes exprimées ici concernent le temps présent, mais auront des conséquences dans l'avenir :
            - Nous sommes morts avec lui (maintenant) ; nous vivrons (futur).
            - Si nous souffrons (maintenant), nous règnerons (futur)
            - Si nous le renions (maintenant), il nous reniera (futur).
            C'est un fait certain que nous sommes morts avec lui : « car vous êtes morts et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3 : 3). Dans 2 Corinthiens 4 : 10, c'est une mortification continuelle qui est demandée au croyant. De même dans Romains 6 : 11 : « Tenez-vous vous-mêmes pour morts au péché ». Romains 6 : 8 présente l'espérance de la résurrection.
            Aujourd'hui, nous sommes dans les souffrances (il s'agit ici de souffrances pour la justice avec Christ), mais plus tard, dans le ciel, nous serons, comme épouse du Grand Roi universel, associés à son règne.
            Paul parle de ses souffrances pour l'évangile, mais en même temps, il était joyeux  (Phil. 2 : 17). Les souffrances dont il est question ici sont liées à l'état de l'assemblée. Ce sont les souffrances du croyant qui aime le Seigneur et son assemblée en ruine. Aussi grandes que soient ces peines, elles ne doivent pas nous détourner du droit chemin de l'obéissance à Dieu. Dans Jean 1 : 21, quand le Seigneur invite Pierre à le suivre, c'est dans un chemin difficile qu'il l'entraîne ; il en est de même en ce qui nous concerne. Dans ce chemin douloureux, cherchons à imiter les caractères du Seigneur : débonnaireté, douceur, sainteté, soins et sollicitude pour tous, amour et vérité.
            La fin du verset 12 est solennelle : « si nous le renions, lui aussi nous reniera ». Nous ne pouvons pas perdre notre salut ; mais si, comme chrétiens, nous le renions, soit en paroles, soit par notre silence ou notre comportement mondain, le Seigneur nous manifestera sa réprobation. Cependant, il y a la ressource de la repentance ; l'exemple de Pierre qui a renié son maître trois fois montre l'amour et l'action du Seigneur en sa faveur : il a prié d'avance pour lui (Luc 22 : 31 et 32). Puis le regard du Seigneur a produit les larmes amères d'une vraie repentance conduisant à la restauration. Le reniement dont il est question ici, est peut-être l'abandon de la doctrine du Christ ressuscité d'entre les morts (v. 8) avec sa terrible conséquence : l'apostasie (Apoc. 3 : 15). En Apocalypse 3 : 8, Philadelphie « a gardé sa parole et n'a pas renié son nom ». Que ce soit aussi notre part ! Le Seigneur agit en grâce mais il ne peut renier son caractère de sainteté et de justice.
 
            Notre incrédulité est surmontée en grâce, par la fidélité du Seigneur qui ne peut renier ses propos de grâce qui reposent sur son sacrifice à la croix (v. 13). Tout ce qui nous concerne en tant que croyants, repose sur la grâce acquise à la croix : « Je crois Seigneur, viens en aide à mon incrédulité » (Marc 9 : 24).
 
2 Timothée 2 : 14-23
 
            Ce dont Timothée devait se souvenir lui-même (v. 8), il devait le remettre en mémoire auprès de ceux qui l'entouraient et se garder des disputes de mots qui sont pour la subversion des auditeurs (v.14) et conduisent à la destruction de la saine doctrine (v. 17, 18).       
            Donnons à la Parole toute son autorité dans nos propres coeurs. Laissons-nous conduire par l'Esprit qui, seul, nous fera toujours souvenir de Jésus Christ ressuscité d'entre les morts ; ayons aussi à coeur d'en faire souvenir ceux qui nous entourent, dans notre foyer et dans l'assemblée.
 
            « Etudie-toi à te présenter approuvé à Dieu.. » (v. 15) : il s'agit d'un exercice continuel devant Dieu, afin d'être un ouvrier présentant justement (découpant droit) ce qu'il est appelé à enseigner (« la parole de la vérité »). 1 Cor. 3 : 11-15 met en évidence le seul fondement sur lequel nous devons enseigner : Jésus Christ, mais aussi sur la manière d'enseigner sur ce fondement-là et les conséquences qui en découlent pour nous. Dans Esdras 7 : 6, 10 on voit quelles sont les dispositions de coeur convenables pour celui qui est appelé à enseigner. D'ailleurs cela est vrai aussi pour tout service ! Les passages de Proverbes 3 : 3 ; 22 : 20-21 ; 23 : 12, 23 montrent tout le sérieux que doit revêtir la Parole de Dieu pour nous. De plus, l'Ecriture n'est pas donnée pour plaire aux hommes, mais pour toucher la conscience et nourrir les âmes de Christ qui est la vérité.
 
            Les discours vains et profanes (v. 16) ramènent aux pensées humaines mélangées aux saines paroles dictées par le Saint Esprit : il prend de ce qui est à Christ pour nous le communiquer (Jean 16 : 14). Les discours de la sagesse humaine conduisent à l'impiété, puis aux fausses doctrines qui gagnent peu à peu les âmes, renversent la foi des mal affermis et ruinent le témoignage. Proverbes 3 : 7 nous met en garde contre notre intelligence naturelle quand elle n'est pas tenue en bride par le Saint Esprit.
 
            Hyménée et Philète s'appuyaient probablement sur la vérité divine (nous sommes ressuscités avec Christ), pour enseigner que la résurrection complète (corps et âme) avait déjà eu lieu. C'était une fausse doctrine inverse de celle de 1 Cor. 15, où le principe même de la résurrection était nié. Dans les deux cas, c'était prétendre que la situation terrestre des croyants avait un caractère définitif, alors que notre vraie position est « dans les lieux célestes en Christ » (Eph. 2 : 6). La première épître aux Thessaloniciens décrit sommairement comment s'opérera notre enlèvement à la rencontre du Seigneur en l'air (4 : 13-18)
 
            Le « sceau » de Dieu sur ce qu'il fait, lui, est absolument ferme (v. 19). Il connaît les siens et il n'en oubliera aucun : c'est la parfaite certitude qui est la nôtre, en dépit de la ruine du témoignage. Mais l'autre face du sceau de Dieu, nous met solennellement en garde quant à notre responsabilité dans cette ruine : « Qu'il se retire de l'iniquité quiconque prononce le nom du Seigneur ». Dans ce passage, l'iniquité désigne les fausses doctrines (les choses injustes) auxquelles nous sommes confrontés dans l'assemblée. C'est vrai aussi pour l'iniquité morale (2 Tim. 3).
 
            La chrétienté est devenue cette grande maison (v. 20) : on y trouve des croyants portant les caractères célestes : l'or parle de la justice divine et l'argent de la rédemption. Mais on y trouve aussi des vases de bois (peut-être des croyants ayant besoin de se juger eux-mêmes, de se purifier - 1 Cor. 11 : 31) et des vases de terre (peut-être de faux chrétiens voués au jugement de Dieu - Lévitique 15 : 12 peut nous éclairer à ce sujet).
            Il faut se purifier des vases à déshonneur (les faux docteurs, qui sont désignés dans ce passage, et de ceux qui les suivent), pour être personnellement un vase à honneur. Il est impossible d'être un vase à honneur en restant au milieu des vases à déshonneur (v. 21).
 
            Au verset 23, Timothée est de nouveau averti de ne pas se laisser entraîner dans les questions folles et insensées. Un serviteur du Seigneur doit se garder des polémiques. Au contraire, s'efforçant de ressembler à son Maître, il essaie de persuader les opposants à la vérité, avec ce désir constant qu'ils trouvent par une sincère repentance de leurs égarements, le chemin de la restauration. Ceux qui résistent à la vérité ont été séduits par Satan, pensée solennelle. Mais la grâce de Dieu brille : elle cherche toujours à relever, même dans de pareils cas !
 
                                                                                        

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Auteur: La rédaction

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