Porter du fruit – Cédric Fruhinsholz

par La rédaction le 20 Oct, 2020

 

  • Porter du fruit

 

Pour commencer cette nouvelle année 2020, prenons le temps de proclamer pour nous et nos proches cette magnifique prière que nous offre l’apôtre Paul :

 « C'est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d'une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients. Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d'avoir part à l'héritage des saints dans la lumière, qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés. » (Colossiens 1,9-14)

Quelle prière ! Cela vaut bien plus que toutes les résolutions du nouvel an que nous pourrions prendre et bien souvent abandonner rapidement. C’est important de remettre cette nouvelle année au Seigneur et de se recentrer sur l’essentiel. Pour cela, regardons le premier appel de Dieu à l’Homme, dès le premier chapitre de la Genèse :

 « Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds (hébreu parah, littéralement « fructifiez », « portez du fruit »), multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. » (Genèse 1,27-28)

La première chose que Dieu nous commande est de « porter du fruit ». En effet, n’est-ce pas l’appel de tout chrétien ? Mais regardons ce que nous enseigne la parabole de Luc 13,6-9. Elle nous parle d’un homme dont le figuier ne donne aucun fruit. Quand le maître vient finalement dire qu’il faut le couper, le vigneron demande encore une année de répit, après quoi, il pourra le couper :

« Seigneur, laisse-le encore cette année ; je creuserai tout autour, et j'y mettrai du fumier. Peut-être à l'avenir donnera-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas. » (Luc 13,6-9)

Prenons 2020 comme cette année de répit pendant laquelle nous devons porter du fruit ! Que ce soit plus qu’une exhortation pour nous, une vraie ligne de conduite. En effet, un arbre fruitier qui ne porte aucun fruit n’a aucune valeur, il prend de la place pour rien. Il peut avoir beaucoup de feuilles, mais s’il ne porte pas de fruit, il est condamné à être coupé.

Mais alors qu’est-ce que le fruit que le Seigneur attend que nous donnions ? Quels en sont les caractéristiques ? Voyons ce que nous dit la Parole :

  • Nos fruits nous rendent reconnaissables, en tant qu’enfants de Dieu, selon Matthieu 7,20 : « C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ».

 

  • Ils se manifestent au travers d’œuvres bonnes et durables, selon Colossiens 1,10 que nous avons lu en introduction et Jean 15,16 : « Moi, je vous ai choisis et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. » Le bon fruit n’est pas éphémère, mais s’installe dans la durée, comme un avant-goût de l’éternité, un fruit du Royaume de Dieu.

 

  • Il y a bien sûr le fruit de l’Esprit, selon Galates 5,22 : « Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ». Notons un détail, il n’est pas question de neuf fruits de l’Esprit différents que l’on pourrait manifester au choix, mais c’est bien LE fruit de l’Esprit. C’est notre caractère dans son ensemble qui est transformé lorsque l’Esprit fait son œuvre en nous. Ce fruit ne tombe pas du ciel comme les « dons » de l’Esprit qui sont des cadeaux de Dieu comme le nom l’indique. Bien au contraire, le fruit se cultive, c'est-à-dire qu’il se développe avec du temps et de l’effort, en commençant par le renoncement à soi-même et en présence de l’Esprit de Dieu. Cela exige une relation personnelle régulière avec le Seigneur, qui nous transforme.

 

  • Nous voyons dans Genèse 26,22 que le fruit que nous devons porter est aussi lié à la prospérité, puisque parah y est traduit par « prospérer », et par prospérité j’entends la réussite des projets confiés par Dieu, qui évoluent en bien et prennent de l’ampleur. Selon le Psaume 1,3 qui parle du juste, il est dit : « il donne son fruit en sa saison, […] tout ce qu’il fait lui réussit ». Le fruit est lié à la réussite, il ne peut en être autrement. Dans les cinq livres de Moïse, le mot parah est d’ailleurs toujours associé à la multiplication.

 

  • Ce qui valide ce fruit, c’est qu’il glorifie toujours et seulement l’Eternel, jamais l’homme, selon la parole de Jésus en Jean 15,8 : « Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples. » Car toute la gloire Lui revient.

 

  • Une dernière chose, Ephésiens 5,9 dit que « le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité ». En d’autres termes, les bons fruits que nous sommes appelés à porter doivent manifester les principes fondamentaux du Royaume de Dieu que sont la bonté, que l’on peut associer à la droiture de cœur, la justice, à l’intégrité, et la vérité. Si l’un des trois n’est pas présent, il y a de forts doutes à avoir quant à la qualité des fruits.

Pour résumer cela, porter du fruit c’est manifester et incarner par notre vie les réalités et les valeurs du Royaume de Dieu, qui sont une bénédiction pour le monde qui nous entoure, et par conséquent pour nous aussi. C’est participer à faire venir le règne de Christ sur la terre, dans notre maison et dans tout lieu que fouleront nos pieds, à commencer par les actions du quotidien. Enfin, c’est le salut des âmes qui sont arrachées au monde des ténèbres pour trouver la Lumière de Christ. Car contrairement au serpent dans le jardin d’Eden qui propose un fruit qui apporte la mort, le fruit que nous donnons au monde porte la vie, puisqu’il est issu de Christ qui vit en nous, par la puissance de son Esprit.

 

 

  • Toutes mes sources sont en toi

 

Maintenant, que sont toutes les feuilles de l’arbre que nous sommes ? Ce sont toutes les œuvres, tout ce que le chrétien fait, mais qui ne sont pas les fruits. Ce n'est pas suffisant. Ce n’est pas ce qu’on attend d’un arbre fruitier. En effet, ce n'est pas forcément l'activité qui donne du fruit, mais seulement l’activité issue de l'obéissance. J’y reviendrai. On a parfois tendance à vouloir être sur tous les fronts pour le Seigneur, affairés à droite et à gauche, mais cela n’assure pas d’être à sa place, donc de porter du fruit dans notre vie.

J’écoutais récemment un message du pasteur John Bevere dans lequel il fait une distinction très intéressante entre ce qui est bon et ce qui vient de Dieu (en anglais « Good or God ? »). Toute « grâce excellente et tout don parfait » vient de Dieu selon Jacques 1,17, mais tout ce qui nous semble ou nous paraît bon, ce qui peut en avoir l’allure, ne vient pas forcément de Dieu. Car nos pensées ne sont pas ses pensées. Encore moins notre conception de ce qui est bon. C’est pour cela que nous avons la responsabilité en tant qu’enfants de Dieu, d’analyser et connaître véritablement la source de ce que nous faisons. Ça répond à la question de l'obéissance. Qui se trouve derrière nos décisions ? Qui en est l’initiateur ? Il arrive que nos motivations à faire les choses ne soient pas entièrement justes. Agissons-nous par crainte ? La peur de ne pas faire assez pour Dieu ? Par envie d’être plus actif ou reconnu ? Il y a encore d'autres motivations plus personnelles, l’appréciation, l’utilité, même le copinage, etc. Ce ne sont pas ce que nous devons rechercher.

Alors demandons au Seigneur : Que veux-tu que nous fassions cette année ? C'est un choix et une prière que nous devons tous faire, celui d'écouter la voix de Dieu et de ne faire que ce que le Seigneur nous demande de faire. C’est ça l’obéissance. Que veux-tu que nous fassions cette année ? Et que veux-tu que nous ne fassions plus ?

Recherchons donc une relation intime avec Dieu et approfondissons-la, pour révéler les motivations de ce que nous faisons dans notre vie. Comme l’ont dit les fils de Koré dans le Psaume 87, 7 : « Et en chantant et en dansant, ils diront, toutes mes sources sont en toi ! ». Que ce soit notre prière, que tout ce que nous fassions aujourd'hui prenne sa source en lui seul. Ce n'est qu'au travers d'une relation personnelle avec lui que nous allons pouvoir discerner ce qu'il faut faire, ce qui ne faut pas faire et ce qu'il faut arrêter. Ne perdons pas notre temps à faire des choses dans lesquelles le Seigneur ne nous appelle pas. Il y a un temps pour tout, comme nous le dit l'Ecclésiaste. Alors sachons discerner ces saisons dans nos vies et prenons le temps d'analyser et de trouver la source de ce que nous faisons.

En réalité, l'obéissance, c’est ne faire que ce que nous recevons de Dieu, à l’exemple de Jésus qui « ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu'il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement » (Jean 5,19). C’est pour cela que l’on doit vraiment chercher la volonté de Dieu pour nous. Et ça nous engage personnellement, quelqu’un d’autre ne le recevra pas pour nous. On peut faire beaucoup de bonnes choses en tant que chrétien dans le cadre de l'église par exemple, mais qui ne seront pas forcément pas bonnes aux yeux Dieu parce que ce n'est pas ce qu’il nous a demandé. Il n’est de bon que ce qui vient de lui et le Seigneur ne s’engage que pour ce qu’il initie.

Dans le jardin d'Eden, Eve a vu un fruit et elle a vu qu'il était bon. En tout cas il semblait bon. Mais quelle était la source de ce « bon » ? C'était son propre désir sous l’influence du serpent. Dieu avait dit en Genèse 2,26 qu’ils pourraient manger de tous les arbres du jardin. Imaginez un peu, il devait y en avoir des milliers. Tous ces arbres fruitiers étaient bons car Dieu les leur avait donnés et leur avait permis d'en manger. Voilà ce qui est vraiment bon, ce qui est dans le cadre de sa parole. Et puis il y avait un arbre, qui paraissait esthétiquement bon, peut-être même avait-il une excellente odeur et très bon goût. Mais selon la parole de l’Eternel, en manger était interdit. Le cadre était clair, il offrait des milliers de bons arbres et en interdisait un. Pourquoi donc ? Parce que Dieu connaît toutes choses, et qu’il l’a commandé. Et lorsqu’il a placé l'homme et la femme sur la terre pour la gouverner, il a aussi donné un cadre. Si l'homme ne respectait pas ce cadre, il ne pouvait rentrait dans la bénédiction, dans la promesse. Mais l’homme est ainsi fait, à toujours vouloir aller un peu plus loin, frôler la ligne jusqu’à la dépasser parfois. 

Dieu donc nous donne une année de répit pour sonder nos motivations, les sources de nos engagements. Est-ce que tout ce que nous faisons prend sa source dans le commandement de Dieu, dans la parole du Seigneur ? Il ne s'agit pas seulement de faire des choses pour Dieu, mais de faire ce que Dieu nous demande à nous personnellement. Deux choses peuvent sembler bonnes, mais deux chrétiens vont être appelés l'un pour une œuvre et l'autre pour une autre. Christ nous a libérés pour que nous puissions être à son service et envoyés là où il nous veut à la manière d’un stratège. Cela signifie donc qu’il y a un ordre, une conduite. Nous sommes à son service, alors écoutons-le nous parler et obéissons.

 

 

  • L’intention et l’obéissance

 

Les feuilles me font aussi penser aux bonnes intentions en apparences, qui donnent un bel aspect extérieur mais ne suffisent pas et même n’ont aucune valeur pour le Seigneur. C’est ce que nous apprenons dans cette parabole des deux fils :

« Que pensez-vous ? Un homme avait deux fils ; et, s’adressant au premier, il dit : Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans ma vigne. Il répondit : Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla. S’adressant à l’autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit : Je veux bien, seigneur. Et il n’alla pas. » (Matthieu 21,28-30)

Le premier fils n’a clairement pas envie d’aller travailler à la vigne de son père. C’est tout à fait humain et combien de fois est-ce que ça nous arrive à nous aussi. Mais son cœur est incliné au service et à l’obéissance et il y va finalement. Le deuxième fils par contre, nous montre de bonnes intentions « apparentes », mais les actions ne suivent pas. Ce dernier ne portera aucun fruit malgré la belle image qu’il renvoie au départ. Car le fruit est le résultat de l'obéissance, de la vraie intention du cœur et c’est celle qui importe à Dieu. Voilà ce qui porte la bénédiction pour nous et pour les autres autour de nous.

Vous vous souvenez certainement de ce passage de Matthieu dans lequel Jésus dit qu'à la fin des temps il ne reconnaîtra pas les œuvres de plusieurs :

« Ceux qui me disent : ‘Seigneur, Seigneur !’ n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » (Matthieu 7,21-23)

En effet, on peut se spécialiser dans la connaissance de Dieu, dans la lecture de la Bible, dans la théologie, développer un ministère international et avoir tout de bien réglé et cadré comme une belle entreprise. Mais si nous ne sommes pas à notre place, c'est-à-dire si la source de ces choses n'est pas Dieu et sa parole pour nous, alors la réponse de Jésus sera dure à entendre. On peut connaître beaucoup de choses sur une personne sans le connaître vraiment. On peut connaître toute la vie, tous les détails de la vie d'un artiste, mais si on devait le rencontrer dans la rue et l'interpeller, il nous donnerait cette même réponse, « je ne vous connais pas ». Parce que de son point de vue, il n'y a aucune relation personnelle, intime. Et c’est exactement de ça que parle Jésus ici. Les œuvres que l’on fait ne sont pas garantes de la source et donc de l’approbation du Seigneur. Ce n’est pas selon ses œuvres qu’un homme est jaugé dans ce passage, mais selon le fruit de l’obéissance, donc le fruit d’une relation personnelle avec le Seigneur. La prophétie, l’autorité de chasser des démons, de faire des miracles, de guérir les malades sont de bonnes choses dès lors qu’elles sont faites dans le cadre de l’appel de Dieu pour chacun de nous. Ce sont des outils qu’il nous donne, des dons au service de l’Eglise pour bénir, mais qui ne doivent pas être utilisés comme bon nous semble. Que ce soit toujours dans l’obéissance à la « volonté de mon Père qui est dans les cieux. »

Je l'ai déjà dit et je le répète, tout ce qui semble bon ne vient pas forcément de Dieu. Prenez deux personnes qui font la même œuvre. L’un y a été appelé et portera du fruit. L’autre l’a fait parce que cela lui semblait bon, mais était attendu ailleurs par le Seigneur, alors il aura de belles feuilles, mais pas le fruit recherché. Ce n'est pas l'action en elle-même qui est bonne, ou l’œuvre, mais c'est la source qui la rend bonne. Et cette nuance est importante, car elle a trait à l'obéissance. Les bonnes intentions ne sont pas suffisantes. 

Un passage dans la Bible m'a marqué, dans lequel on peut ressentir un sentiment d'injustice. C'est le passage où David ramène l'Arche de l'Alliance à Jérusalem :

« Ils mirent sur un char neuf l’arche de Dieu, qu’ils emportèrent de la maison d’Abinadab : Uzza et Achjo conduisaient le char. David et tout Israël dansaient devant Dieu de toute leur force, en chantant, et en jouant des harpes, des luths, des tambourins, des cymbales et des trompettes. Lorsqu’ils furent arrivés à l’aire de Kidon, Uzza étendit la main pour saisir l’arche, parce que les bœufs la faisaient pencher. La colère de l’Eternel s’enflamma contre Uzza, et l’Eternel le frappa parce qu’il avait étendu la main sur l’arche. Uzza mourut là, devant Dieu. » (1 Chroniques 13,7-10)

Qu’a fait ce serviteur de David si ce n’est être plein de bonnes intentions. C’est quand même l’arche de l’alliance de l’Eternel qui risquait de tomber ! Mais il meurt sur le coup, foudroyé par l'Éternel en voulant la retenir. Je me suis longtemps demandé pourquoi Dieu lui avait ôté la vie alors qu'il était en train de s'occuper de ses affaires d’une certaine manière. Et j'ai souvent eu comme un sentiment d'injustice par rapport à cette situation. David aussi d'ailleurs. Il était même en colère contre Dieu. D’un point de vue purement humain, Uzza avait une bonne intention. Mais ça n’est pas suffisant. Il ne s’agit pas que de s’occuper des affaires de Dieu selon nos propres aspirations, nous devons le faire dans l’obéissance, et c’est là qu’ils ont péché. On ne fait pas ce qu’on veut pour Dieu, comme si nous savions mieux que lui ce qui est bon pour lui et pour son Royaume. Car c’est en pensant comme cela que Jésus répondra à plusieurs « je ne vous ai jamais connu » (Matthieu 7,23). 

David aussi avait une bonne intention en voulant ramener l’arche, et le Seigneur n’était pas contre cela. Mais il n'a pas fait les choses dans l'obéissance, selon les règles ordonnées par l’Eternel. Il faut que nos intentions entrent dans le cadre de l'obéissance à Dieu et à sa Parole, sans quoi les problèmes arrivent. Voici la suite de l’histoire, deux chapitres plus loin :

«  David se bâtit des maisons dans la cité de David ; il prépara une place à l’arche de Dieu, et dressa pour elle une tente. Alors David dit : L’arche de Dieu ne doit être portée que par les Lévites, car l’Eternel les a choisis pour porter l’arche de Dieu et pour en faire le service à toujours. […] David appela les sacrificateurs Tsadok et Abiathar, et les Lévites Uriel, Asaja, Joël, Schemaeja, Eliel et Amminadab. Il leur dit : Vous êtes les chefs de famille des Lévites ; sanctifiez-vous, vous et vos frères, et faites monter à la place que je lui ai préparée l’arche de l’Eternel, du Dieu d’Israël. Parce que vous n’y étiez pas la première fois, l’Eternel, notre Dieu, nous a frappés ; car nous ne l’avons pas cherché selon la loi. Les sacrificateurs et les Lévites se sanctifièrent pour faire monter l’arche de l’Eternel, du Dieu d’Israël. Les fils des Lévites portèrent l’arche de Dieu sur leurs épaules avec des barres, comme Moïse l’avait ordonné d’après la parole de l’Eternel. » (1 Chroniques 15,1-15)

L'intention est toujours la même, seulement cette fois-ci elle s’est incarnée à la manière de Dieu et non plus des hommes, et il y a eu la réussite, les fruits, la bénédiction. Le commandement de Dieu était clair, et on ne pouvait pas transiger. 

 

 

  • Les œuvres de la foi

 

Il y a deux écueils à éviter : faire des choses que Dieu ne commande pas, et faire les choses que Dieu commande, mais à notre manière (autrement dit de la mauvaise manière). Ce qui nous permet de connaître le « quoi » et le « comment », c’est l'intimité avec Dieu, parce que la réponse à ces questions ne sont pas des détails pour lui. Il est un Dieu d'ordre. Sa Création a un ordre, il l’a faite en 6 jours et pas plus. Son plan éternel se déroule dans une chronologie parfaite, il ne fait rien au hasard. C'est pour ça que nous devons prier et proclamer que toutes nos sources sont en lui. On a parfois envie de faire les choses à notre manière mais ce n'est pas juste. Ça nous semble peut-être plus simple, plus rapide. Il arrive aussi que le Seigneur nous donne une marge d'action dans laquelle nous pouvons nous balader un peu. Mais nous avons tout de même une responsabilité. L’effet de la mort d’Uzza sur David a été de lui redonner la crainte de l’Eternel. Il s’est souvenu avec effroi que Dieu est vraiment puissant et qu’on n’agit pas avec légèreté lorsqu’il s’agit de ses affaires.

Il y a un rapport très important entre la bonne volonté et l’obéissance. Dieu nous demande l’obéissance. C’est l’un des principes de l’alliance. En hébreu « obéir » se dit shama’, qui signifie aussi « entendre ». Parce que les 2 notions ne doivent jamais être dissociées. Entendre la Parole de Dieu doit conduire à l’obéissance immédiate. Nous, parents, avons de la patience envers nos enfants et il nous arrive de compter lorsqu’ils mettent du temps à obéir, mais en réalité nous aimerions qu’à la première parole que nous donnons, ils obéissent. Il en va de leur sécurité ! Ce n’est pas de l’autoritarisme, mais de l’autorité, en vue de la vie. La Parole doit entraîner l’obéissance. Ça ne se discute pas. Si l’on veut réfléchir, on le fera après. 

Romains 10,17 nous dit : « Ainsi la foi vient de ce que l'on entend, et ce que l'on entend vient de la Parole de Christ ». Le terme « parole » est ici rhéma qui est la parole parlée, révélée. C'est même parfois la parole commandée. C’est différent de la parole logos qui est plus éternelle, objective, écrite. Jésus est appelé la Parole logos dans Jean 1. La Bible et ses versets sont du logos, révélation et témoignage éternels de Dieu, mais qui seuls ne sont que des mots écrits sur des pages. 2 Corinthiens 3,6 enseigne que « la lettre tue, mais l’Esprit vivifie ». Au-delà des traductions et des interprétations, l’Esprit rend vivant des passages pour nous, qui touchent et impactent nos esprits et nos vies. C’est la parole rhéma, lorsque le texte devient vie pour nous. Lorsqu’il se révèle à nous par l’Esprit du Seigneur, il y a un avant et un après. La preuve que le texte seul ne suffit, c’est que même satan l’a cité à Jésus. 

Et donc nos actions et nos œuvres doivent dépendre de cette parole rhéma, révélée et donc personnelle. Les choses que nous faisons dans notre vie chrétienne doivent toujours venir en réponse à la Parole de Dieu pour nous personnellement. Il y a des choses communes à tous les chrétiens, des outils qui nous sont donnés pour son œuvre, mais chacun, nous avons un appel particulier et complémentaire les uns des autres, comme les différents membres d’un corps.

Pour aller un peu plus loin, je dirais même dire que si l’œuvre que nous faisons ne répond pas à un commandement de Dieu, c'est de l'idolâtrie. Cela signifie que c'est la réponse à la volonté de quelqu'un d'autre que Dieu, souvent la nôtre. Nous devons, en tant qu’enfants de Dieu, entendre et obéir au commandement de Dieu pour nous, c'est-à-dire à sa parole que l’on reçoit dans notre communion personnelle avec lui. Nous pouvons la recevoir dans la prière, la lecture de la Bible ou d'un autre ouvrage chrétien, ou même par l'intermédiaire d’une personne, et cette parole vient nourrir notre foi qui va s’incarner dans une œuvre et portera de bons fruits. Mais on ne peut pas faire l’impasse sur le fait de passer du temps dans la présence du Seigneur, quel que soit l’endroit.

Il ne doit pas y avoir d'œuvre sans la foi qui est issue de la Parole de Dieu, je l’ai dit, ce serait alors de l’idolâtrie, car sa source n’est pas de Dieu. Mais la foi sans l'action ne porte bien sûr pas de fruits non plus. L’apôtre Jacques la qualifie d’inutile (Ja 2,20 et 26). Le fruit est donc la conséquence de la foi mise en œuvre. C’est ce que j’appellerais les œuvres de la foi. Voici donc la seule manière de porter du fruit.

Pour en revenir à l’image de l’arbre, une foi sans les œuvres en est un qui ne porte pas de fruits. Il a la sève, les branches, les feuilles qu’il faut, mais aucun fruit ne sort, ou bien ils restent atrophiés, inutiles. Une œuvre sans la foi, sans que ce soit en réponse à la Parole de Dieu pour nous, ce sont des tas et des tas de feuilles, c'est-à-dire une belle apparence sans fruit derrière, beaucoup d’investissement sans le revenu attendu. Pourquoi Jésus a-t-il maudit le figuier qui n'avait pas de feuilles ? Il est écrit que ce n'était pas la saison de porter du fruit, ce qui a étonné les disciples. Mais chez le figuier le fruit printanier suit les premières feuilles, avant de donner vraiment en été. S'il y avait des feuilles mais pas de fruits c'est qu'il n'allait pas en porter du tout. En apparence nous avons l'impression qu'il y aura du fruit, puis nous nous approchons et il n'y a rien. Jésus a maudit cet arbre qui a séché et est mort.

Quand il a vu le figuier, il n'a pas cherché à savoir quel était son intention. L'identité de l'arbre était d’être un porteur de figues, il devait donc simplement en avoir. Dans notre identité d’enfant de Dieu, nous devons aussi porter du fruit. Car en Christ, nous avons un appel. En effet, il n'y a pas d'identité sans appel, ce n’est pas biblique. Et avec l'appel viennent les fruits, car en même temps que le Seigneur nous appelle, il nous donne aussi de quoi l'accomplir, les moyens de porter le fruit attendu. C'est la provision de Dieu, la définition même de la prospérité : Dieu nous donne de quoi accomplir ce pour quoi il nous a appelés. Notre identité se trouve en Jésus-Christ, tout le reste suit.

Alors en ce début d’année, prenons de la hauteur et regardons nos vies pour voir ce que nous en faisons, là où vont notre temps, notre attention, notre argent, notre énergie, etc. Et pour tout ce qui nous occupe, apprenons à sonder nos motivations, rechercher la source et pas seulement le résultat. Ce n'est pas parce que la chose semble bonne qu'il faut la faire. En d'autres termes, ne gâchons pas le temps que nous avons, car le Seigneur revient bientôt. « Rachetez le temps, car les jours sont mauvais », nous dit Paul en Ephésiens 5,16. Soyons sûr de l’utiliser pour porter du fruit et pas seulement des feuilles. Parce que les feuilles, nous devons les élaguer lorsqu’il y en a trop. Elles pompent la sève qui revient aux fruits. Faisons-le parce que lorsque Dieu donne un répit, à un moment donné vient l’échéance et il coupe l'arbre, et ça fait mal. Discernons chacun pour notre vie quelle est la volonté de Dieu aujourd'hui. Revoyons nos priorités et remettons toutes nos activités devant le Seigneur pour s’assurer qu’elles portent vraiment du fruit, c'est-à-dire qu'elles viennent vraiment de Dieu, et avançons dans l’obéissance à notre Seigneur et Sauveur.

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Auteur: La rédaction

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