Paul à Athènes

par La rédaction le 29 Nov, 2020

Paul avait été conduit à Athènes où il attendait ses deux compagnons de voyage et de travaux, Silas et Timothée. Athènes, qui maintenant est la capitale de la Grèce, avait été une des cités les plus célèbres de l’antiquité. Au temps de Paul, elle était soumise aux Romains et bien déchue de son ancienne splendeur, mais elle était encore le rendez-vous d’une quantité d’étrangers et d’une foule de philosophes de différentes écoles. Ce qui distinguait ses habitants, c’était, avec une extrême politesse de langage, une grande frivolité qui les faisait courir après tous les diseurs de nouvelles, et un esprit très superstitieux. La ville était remplie de temples et d’autels dressés aux faux dieux de toute espèce.

Nous pouvons nous imaginer les sentiments qui devaient agiter le cœur du fidèle serviteur de Dieu et de Christ, en voyant tant d’âmes plongées dans les vanités du monde, dans les ténèbres de l’idolâtrie, égarées par les vains raisonnements des hommes, et ainsi tenues loin de Dieu. Son esprit était ému en lui-même, et comment aurait-il pu se taire, lui qui connaissait la vérité, la seule vérité qui sauve ? Il s’adressa donc d’abord dans la synagogue aux Juifs et aux prosélytes qui avaient déjà quelque connaissance du vrai Dieu, puis, tous les jours, sur la place publique, il parlait à ceux qui s’y rencontraient. Et quel était le sujet de ses entretiens ? Ce qui remplissait son cœur, savoir Jésus, la personne adorable du Sauveur, et la victoire qu’il a remportée sur la mort, afin de nous introduire dans la vie, affranchis du péché.

Parmi ceux qui l’entendaient, se trouvaient des philosophes, prétendus sages de ce monde, poursuivant la connaissance de la vérité sans jamais l’atteindre, parce que la vérité est en Dieu, et que le monde, par la sagesse, n’a pas connu Dieu (1 Corinthiens 1:21). D’entre ces philosophes, les uns étaient des épicuriens et les autres des stoïciens. Les premiers étaient des matérialistes qui cherchaient le bonheur dans les jouissances des sens, et se livraient aux plaisirs ; les stoïciens prétendaient arriver à la vertu par leur propre force et affectaient de mépriser la douleur : c’étaient des orgueilleux. Tous d’ailleurs étaient dans l’ignorance la plus entière de Dieu.

Les paroles de Paul leur paraissaient très étranges. Ils disaient : « Il semble annoncer des dieux étrangers », prenant pour des noms de divinités, Jésus et la résurrection. Les uns, plus frivoles, se moquaient de l’apôtre et le traitaient de bavard ; les autres voulurent au moins s’enquérir, peut-être par simple curiosité, de ces choses nouvelles que Paul disait. Ils le menèrent donc à l’Aréopage.

C’était une place élevée où siégeait un tribunal autrefois célèbre, mais où se rassemblaient aussi les savants et les hommes d’État pour s’entretenir entre eux. On était là loin du bruit de la place publique, et Paul pouvait plus facilement y exposer devant tous la vérité que Dieu lui avait confiée. C’est ainsi que le Seigneur conduisait son cher serviteur pour Lui rendre témoignage devant les grands et les petits, les savants et les ignorants.

Les philosophes demandèrent donc à Paul : « Pourrions-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine dont tu parles ? ». Alors Paul, se tenant debout au milieu d’eux, leur annonça la vérité touchant Dieu et le jugement, Jésus et la résurrection, selon que ces sages si renommés et pourtant si ignorants pouvaient la comprendre.

L’apôtre, en parcourant la ville, avait vu, au milieu de la multitude des objets de culte, un autel sur lequel était l’inscription : « Au dieu inconnu ». On raconte que, dans les temps passés, une maladie contagieuse ravageait la ville, et que les Athéniens, ne sachant de quelle divinité il fallait détourner la colère, avaient érigé des autels au Dieu inconnu. D’ailleurs, au fond de la conscience de tout homme, et dans toutes les religions du paganisme, il existe le sentiment d’un Dieu suprême, mais inconnu. Paul, conduit par la sagesse de l’Esprit de Dieu, s’empare de cette circonstance qu’il rappelle à ses auditeurs, et leur dit : « Celui donc que vous honorez sans le connaître, c’est celui que moi je vous annonce. Le Dieu qui a fait le monde et toutes les choses qui y sont, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas dans des temples faits de main ; et il n’est pas servi par des mains d’hommes, comme s’il avait besoin de quelque chose, lui qui donne à tous la vie et la respiration et toutes choses ».

Ainsi, ces philosophes si orgueilleux de leur science, ont besoin que Paul leur apprenne ce qu’un enfant peut savoir dès son tout premier âge, c’est-à-dire qu’il y a un Dieu créateur de toutes choses et qui ne les laisse pas abandonnées à elles-mêmes après les avoir créées : il est le Seigneur, celui qui domine au ciel et sur la terre. De plus, il remplit tout de sa présence. Ces païens cultivés ignoraient ces grandes vérités, mais nous, « par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit n’a pas été fait de choses qui paraissent » (Hébreux 11:3), et nous savons que Dieu est partout.

Mais les philosophes pensaient que la divinité reste éloignée des hommes et ne s’occupe pas d’eux ; ils pensaient aussi que chaque nation avait une origine à part : les Grecs et les Romains estimaient les autres comme des barbares. C’est pourquoi Paul ajoute : « Il a fait d’un seul sang toutes les races des hommes pour habiter sur toute la face de la terre, ayant déterminé les temps ordonnés et les bornes de leur habitation ». Nous, nous n’ignorons pas que l’Africain, comme le Chinois, ou l’Hindou, de même que nous, nous descendons tous du même premier homme, Adam ; nous savons bien aussi que c’est Dieu qui conduit toutes choses dans son gouvernement souverain, puisque pas même un petit oiseau ne tombe en terre sans sa volonté (Matthieu 10:29). Mais les païens ignoraient tout cela.

Paul leur montre ensuite qu’ils auraient pu connaître Dieu s’ils l’avaient cherché, Lui qui avait donné les preuves de son existence et de sa puissance créatrice. « Il n’est pas loin de chacun de nous », dit-il, car en lui nous avons la vie, le mouvement et l’être.

Quelques-uns de leurs poètes avaient entrevu cette autre grande vérité, que l’homme n’est pas simplement un animal, comme de nos jours tant d’esprits faux voudraient le faire croire. Ces poètes anciens, plus sages que nos discoureurs modernes, avaient dit : « Car aussi nous sommes sa race », celle de Dieu qui, après avoir formé le corps de l’homme, a soufflé dans ses narines une respiration de vie. L’apôtre confirme cette parole, pour montrer la vanité des idoles : « Étant donc la race de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité soit semblable à de l’or, ou à de l’argent, ou à de la pierre, à une œuvre sculptée de l’art et de l’imagination de l’homme ».

Mais Paul avait autre chose à annoncer aux philosophes et aux païens auxquels il parlait. On peut reconnaître l’existence d’un Dieu suprême gouvernant toutes choses, la supériorité de la race humaine et la vanité des idoles ; mais il faut de plus que la conscience soit atteinte, que Dieu soit reconnu comme celui qui juge les secrets des cœurs par Jésus, l’homme ressuscité, et que la grâce soit proclamée. L’apôtre continue donc ainsi : « Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l’ignorance, ordonne maintenant aux hommes que tous (philosophes ou illettrés, riches ou pauvres), en tous lieux (à Athènes, ou à Rome, ou chez les Barbares), ils se repentent ; parce qu’il a établi un jour auquel il doit juger en justice la terre habitée, par l’homme qu’il a destiné à cela, de quoi il a donné une preuve certaine à tous, l’ayant ressuscité d’entre les morts ».

C’est ainsi que Dieu fit briller sa lumière aux yeux de ce peuple savant d’Athènes ; la lumière de sa connaissance qui place la conscience devant Lui, et qui invite les hommes à se repentir, à se tourner vers Lui, en vue du jugement qu’il doit exécuter par Jésus, l’homme qu’il a ressuscité d’entre les morts. La résurrection de Christ était une preuve de sa victoire sur le mal et de son titre à être le Juge du monde.

L’apôtre aurait peut-être continué à parler de Jésus en le présentant, non seulement comme Juge, mais aussi comme Sauveur. Mais la foule savante avait assez de ses paroles. Tant qu’il avait parlé d’un Dieu créateur, on avait écouté, mais, en entendant parler de la résurrection des morts, cette chose incroyable pour l’esprit naturel, mais que Dieu révèle, les uns, dans leur frivolité incrédule, se moquent de la doctrine qui annonce une autre vie et gêne le cœur attaché au plaisir, les autres remettent à plus tard le moment de s’en occuper, comme si plus tard nous appartenait.

Paul sortit du milieu de ces sages du monde qui restèrent dans les ténèbres. N’y eut-il donc aucun fruit de sa prédication ? Oui ; Dieu bénit là aussi sa parole pour quelques âmes. Plusieurs personnes crurent ce que Paul prêchait, et se joignirent à lui. Sans doute les instruisit-il ensuite plus au long dans les saintes vérités de la foi. Parmi eux se trouvait Denys, membre du tribunal de l’Aréopage, et une femme nommée Damaris. Nous ne savons rien de plus sur ces deux personnes, mais le Seigneur les connaissait et a voulu que leurs noms nous fussent conservés. Qu’il est précieux pour les vrais croyants de savoir que s’ils sont inconnus du monde, le Seigneur les connaît par leurs noms !

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Auteur: La rédaction

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