Anne, Abigaïl et la femme de 2 Samuel 20 – N. Short

par La rédaction le 1 Mai, 2017

    En lisant les livres de Samuel, on pourrait croire qu'ils contiennent simplement des détails historiques. Mais la pensée de l'Esprit de Dieu n'est pas d'écrire des livres d'histoire ; tout ce que nous présente la Bible doit être compris d'une manière morale et spirituelle. Soyons assurés que ces deux livres de Samuel ont été écrits pour nous aussi qui vivons au début du 21ème siècle.
            Les Ecritures, et spécialement l'Ancien Testament, rappellent un peu les ressources naturelles que nous trouvons sur la terre : le charbon, le pétrole, l'eau... Dieu a fait une provision de ces choses dès le commencement ; mais pendant des centaines d'années, les hommes n'ont pas su utiliser plusieurs de ces ressources. Hélas, la même chose est arrivée dans le domaine spirituel, car l'homme ne tire pas parti de tout ce que Dieu met à sa disposition !
            En écrivant l'Ancien Testament, Dieu avait en vue le témoignage du temps actuel. Au début du premier livre de Samuel, on trouve un lieu appelé la Maison de Dieu, à Silo. Elle était dans un état lamentable, et ne remplissait plus ses fonctions comme Dieu l'aurait voulu. Toute cette scène est remplie de manquements et d'échecs. Mais, lorsqu'on arrive à la fin du second livre, précisément au chapitre 24, on voit que Dieu avait une autre maison en vue. David avait acquis l'aire sur laquelle le temple allait être construit.
            Ainsi, au début de ces récits, nous avons un sentiment de découragement et une pleine conscience de la faillite de l'homme. C'est ce que nous devrions ressentir aussi dans les circonstances présentes. Mais, à la fin de notre lecture, on réalise que Dieu se propose quelque chose de plus grand. Il mène à bien ses projets, avec ou sans nous. La question se pose donc pour nous aujourd'hui : Allons-nous être avec Dieu dans ce qu'il se propose de faire ?
            Dans le récit de Samuel, il est question de beaucoup d'hommes puissants, d'hommes qui ont fait des exploits merveilleux, en particulier en relation avec David. On découvre aussi la présence de traîtres, d'hommes qui contestent les droits du trône, comme Absalom ou Adonija. Il y a aussi des hommes ambitieux, tels que Joab. Ainsi, sont présentés des hommes et des femmes de condition bien différente. Mais peu à peu, on se fait une idée juste de l'état réel de ces personnes : on se rend compte qu'il y a de faux et de vrais conducteurs. Et ainsi, notre spiritualité est mise à l'épreuve pour discerner dans quelle compagnie nous devons rester.
 
            Nous pourrions considérer, à travers plusieurs récits de ces deux livres de Samuel, ce qu'ont pu manifester trois femmes, en désirant que de tels sentiments soient trouvés dans l'assemblée aux temps actuels :
            - Anne qui connaissait un temps de crise ; alors que ceux qui l'entouraient avaient manqué d'une manière vraiment lamentable, cette femme avait beaucoup d'exercices devant Dieu.
            - Abigaïl qui vivait dans un jour de rébellion ; les droits de David étaient alors contestés et un homme méchant était sur le trône, mais Abigaïl est arrivée à porter un jugement selon Dieu sur la situation à son époque.
            - la femme de 2 Samuel 20 ; au travers de circonstances similaires, au milieu d'une scène de rébellion, de conflit et d'ambition, elle a su faire preuve d'un esprit de sagesse.
 
            Le livre de Ruth, qui précède les livres de Samuel, s'achève par le mot "David", anticipant ainsi la venue de ce roi merveilleux. Au début du premier livre de Samuel, on aurait pu s'attendre à voir cette ligne de pensée se poursuivre. Mais, dans ce cas, on sera plutôt déçu. Les Philistins, de grands hommes puissants et intellectuels qui étaient de vrais géants, ont alors la suprématie. C'est pourquoi il faut que David ôte la tête de Goliath, et la ramène à Jérusalem. C'est ainsi que l'homme, malgré toutes ses capacités intellectuelles, a dû être mis de côté à tout jamais. C'est ce que le Seigneur Jésus a fait à Golgotha, au lieu du crâne ; la tête, l'intelligence de l'homme, a été mise de côté à jamais !
 
Anne : le désir de participer à la continuité du service dans la maison de Dieu (lire 1 Samuel 1 : 9-11)
            Au début du premier livre de Samuel, les conditions dans la maison de Dieu étaient d'un bas niveau. Les choses semblaient fonctionner de façon très orthodoxe. Elkana, le lévite qui habitait la montagne d'Ephraïm, montait à la maison de l'Eternel une fois par an selon la coutume (v. 3 – voir aussi 1 Chr. 6 : 33-38). Venir simplement par habitude, pour accomplir un devoir ou une obligation, est l'un des plus grands dangers parmi nous. Nous devrions nous rassembler autour du Seigneur parce qu'il n'y a vraiment pas d'autre place, sur la terre, où nous ayons envie d'être. Quel sujet de joie de se rassembler ainsi ! Quelle spontanéité devrions-nous manifester pour le faire ! Au début de l'histoire de l'Eglise, les frères cherchaient à se rassembler dans toutes les occasions possibles. Mais ne sommes-nous pas tombés dans une sorte de formalisme, en faisant face à notre responsabilité comme à une obligation ?
            En apparence, il n'y avait rien à condamner dans le mari d'Anne. Il était certainement droit, il avait du respect pour sa femme ; mais il ne semble pas comprendre ses désirs et les soupirs profonds de son âme. C'est pourquoi il lui dit : «  Est-ce que je ne vaux pas mieux pour toi que dix fils ? » (v 8).  Ainsi, il méconnaissait l'instinct maternel de sa femme, un instinct qui désire du fruit de la part de Dieu, afin de pouvoir lui confier quelque chose. En effet, cette femme n'agissait  pas avec le sens du devoir et de la responsabilité, mais elle regardait plus loin que les circonstances de son époque. Combien elle a dû être parfois découragée !
            Quant à Eli le sacrificateur et à ses deux fils, rien chez eux ne pouvait vraiment encourager le coeur de cette femme. Leur présence était plutôt un sujet de déception. Anne était en souci pour la suite du témoignage, elle priait et pleurait, tandis que le sacrificateur, Eli, restait assis sur un siège près de l'un des poteaux, à la porte du temple de l'Eternel  (v. 9).
            Anne fait un voeu à Dieu. Nous ne sommes pas dans l'obligation de faire des voeux. Un voeu est quelque chose de volontaire, qui émane du coeur. Le voeu de nazaréat était une détermination à se consacrer soi-même entièrement à Dieu. Anne dit : Je voudrais un enfant mâle (v. 11). Elle voulait quelqu'un qui puisse répondre aux besoins du moment, quelqu'un qui passe sa vie dans la maison de Dieu. Ses intérêts ne se portaient pas égoïstement sur sa propre maison, mais elle désirait voir des signes de vie dans la maison de Dieu, quelque chose de convenable et d'acceptable pour lui. Alors elle dit : "Je le donnerai à l'Eternel pour tous les jours de sa vie" (v. 11). Puis, on a l'impression qu'elle change d'avis, car après avoir promis de l'offrir comme un don à Dieu, elle propose de le prêter à Dieu (v. 28). On pourrait penser qu'elle fait un pas en arrière, mais en réalité ce n'est pas le cas.
            Si je fais un don, je n'ai plus aucun droit sur ce que j'ai offert, ni aucune responsabilité envers ce don qui échappe désormais entièrement à mon contrôle. Mais Anne décide que son fils sera prêté à l'Eternel. Même dans les choses matérielles, si je fais un prêt, je garde toujours un intérêt à la chose, au moins jusqu'à ce que le prêt soit terminé. Cette femme pieuse garde donc un intérêt dans le prêt qu'elle a fait à l'Eternel. Elle monte d'année en année ; elle fait un vêtement approprié pour son fils et elle porte d'autres affaires avec elle, parce qu'elle s'intéresse à la prospérité de son prêt. Contrairement à ce qui se passe pour un don, elle ne renonce pas à s'occuper de son prêt, même si elle sait que celui-ci ne sera jamais racheté. Aucun terme n'a été fixé ; ce n'est pas un prêt à durée déterminée, c'est un prêt pour tous les jours de sa vie ! Quelle façon merveilleuse de donner à Dieu ! En fait, Anne servait un Dieu qui n'est jamais le débiteur de l'homme. Au chapitre 2, il est dit : “ Et l'Eternel visita Anne, et elle conçut, et enfanta trois fils et deux filles ” (v. 21). Elle avait donné à l'Eternel un fils, et l'Eternel lui donne en échange trois fils et deux filles. Elle récupère un bel intérêt sur son prêt. Combien Dieu est merveilleux et quelle prospérité spirituelle dans la vie de cette femme !
            Beaucoup d'autres personnes se seraient découragées si elles avaient vécu dans des jours pareils. Elles se seraient retirées de la communion des saints en disant : A quoi sert-il de continuer ? Ne risquons-nous pas d'avoir de telles pensées ? Les frères ont été un sujet de déception, il y a eu tellement de manquements et d'écroulements parmi nous, que l'on pourrait se demander si l'on a réellement des raisons de continuer ?
            Anne reconnaît que son enfant va avoir l'esprit d'un nazaréen dès le jour de sa naissance. Selon l'Ecriture, le nazaréen est un homme qui, généralement, fait un voeu pour une période déterminée. Cependant, trois hommes n'ont pas eu à faire un tel choix, parce qu'ils étaient nazaréens du jour de leur naissance jusqu'au jour de leur mort. Le premier était Samuel, le second a été Samson et le troisième, Jean-Baptiste. Mais bien sûr, le plus grand nazaréen de tous a été le Seigneur Jésus lui-même, complètement consacré à Dieu.
            En lisant le récit de la vie de certains de ces nazaréens, nous baissons honteusement la tête, en réalisant combien peu nous avons fait dans notre vie pour Dieu. Mais cette femme s'occupait plutôt de l'oeuvre de Dieu. Si nous regardons aux frères, nous serons découragés. Pierre voulait se préoccuper de Jean mais le Seigneur Jésus lui dit : « Toi, suis-moi » (Jean 21 : 23). Pierre devait garder les yeux sur le Seigneur au lieu de les porter sur Jean.
            Ensuite, Anne compose un merveilleux cantique (chapitre 2), qui montre beaucoup de sensibilité spirituelle. Au verset 8, il est question du trône de gloire ;  puis, au verset 10, elle parle du roi de l'Eternel et de son Oint. Comment avait-elle été éclairée au sujet du trône de l'Eternel, du roi de l'Eternel et de son Oint ? Elle n'avait certainement rien reçu, ni de son mari, ni d'Eli, ni des fils d'Eli. Mais son coeur était rempli de la gloire du jour à venir. C'est ainsi qu'elle a été soutenue à travers cette période. Elle connaissait la pensée de Dieu quant à l'avenir et c'était suffisant pour la soutenir dans son exercice présent. C'est toujours excellent d'être dans le secret de la pensée de Dieu (Ps 25 : 14).
            Au verset 27 de ce chapitre 2, nous lisons : “ Ainsi dit l'Eternel : Je me suis clairement révélé à la maison de ton père, quand ils étaient en Egypte dans la maison du Pharaon ”. Même quand les fils d'Israël étaient esclaves en Egypte, Dieu a choisi Lévi. Avant qu'ils aient été libérés d'Egypte, Dieu savait qui allait le servir dans le désert, car il n'est jamais pris au dépourvu. Il poursuit ses propres plans, ses propres conseils. C'est une chose merveilleuse si nous avons la part excellente d'être dans le secret de sa pensée !
 
Abigaïl : le discernement des intérêts de Dieu (lire 1 Samuel 25 : 23-31)
            Dans ce chapitre 25, voilà une autre femme très spirituelle  qui nous donne un bel exemple des sentiments qui conviennent aussi vis-à-vis de l'assemblée dans un temps de crise. On peut se demander où Abigaïl a trouvé une telle clairvoyance à l'égard de David. Après tout, même après la victoire sur Goliath, David n'était pas tellement en vue en Israël. En fait, le mari d'Abigaïl ne savait même pas apparemment qui était David. Cet homme était de la race de Caleb qui, lui, était un homme de Juda. Caleb a été le premier à revendiquer son héritage dans le pays ; il a hérité d'Hébron et d'une large bande du pays, qu'il désirait partager avec ses frères.
            David, qui avait pris à coeur les intérêts de Nabal (cet homme appartenant à la même tribu que lui), approche donc de sa maison ; mais Nabal n'est pas prêt à lui rendre service, même pour lui donner de l'eau. “ Et je prendrais mon pain et mon eau, et ma viande que j'ai tuée pour mes tondeurs, et je les donnerais à des hommes dont je ne sais d'où ils sont ? ” (v. 11). Ainsi, le mari d'Abigaïl qui ne savait absolument rien sur David  voulait continuer à l'ignorer. Alors, comment sa femme a-t-elle su que David combattait les combats de l'Eternel (v. 28) ?
            Le premier verset du chapitre 25 déclare : “ Et Samuel mourut ; et tout Israël s'assembla, et se lamenta sur lui ; et on l'enterra dans sa maison, à Rama ”. Samuel était un prophète. C'est lui qui a oint David, et qui a servi ses intérêts. On pourrait dire que l'un des fruits de son travail est la connaissance qu'avait cette femme, Abigaïl, de la réputation et de la renommée de David. On découvre d'autres femmes spirituelles comme elle, dans l'Ecriture. On se souvient de Rahab, la prostituée. Elle vivait à Jéricho et a pu rappeler toute l'histoire d'Israël depuis le moment où il a quitté l'Egypte jusqu'au moment où il est arrivé à Jéricho. Elle en avait entendu parler et elle avait reçu ces choses par la foi.
            De la même manière, Abigaïl a dû entendre parler de David. Comme Anne, elle discernait de façon intelligente ce qui se passait autour d'elle. Ayant considéré son mari, elle doit déclarer : “ son nom est Nabal, et la folie est avec lui ” (v. 25). Elle avait un jugement juste sur l'état de son mari, comme sur celui de Saül dont elle a pu dire : “ Et un homme s'est levé pour te poursuivre et pour chercher ta vie ” (v. 29). Elle ne mettait pas en avant sa majesté, mais elle voyait en Saül un homme qui s'était levé contre David. En fait, en parcourant ce chapitre, on se rend compte  qu'un seul seigneur comptait dans la vie d'Abigaïl. Quand elle s'adresse à David, elle dit toujours : "mon seigneur" (l'expression se retrouve 15 fois dans ce chapitre !). Elle avait donc un jugement tout à fait précis quant aux éléments responsables du royaume à ce moment-là.
            Les paroles d'Abigaïl nous rappellent celles d'Esdras 9, de Néhémie 9 ou de Daniel 9:  "A moi l'iniquité, mon Seigneur ! Mais je te prie, que ta servante parle à tes oreilles ; et écoute les paroles de ta servante" (v.  24). Elle acceptait la honte de la position dans laquelle elle se trouvait. Et il est bon que nous prenions la même attitude dans le temps présent. Il faut reconnaître franchement l'effondrement et la ruine qui sont là, parmi nous. La grande faillite n'a-t-elle pas été tout spécialement manifestée dans les rangs de ceux qui sont à la tête ?

            Alors la question se pose : Comment Abigaïl va-t-elle se comporter face à cette situation ? Que va-t-elle faire ? Elle ne fait rien. Elle laisse tout entre les mains de Dieu ; et c'est Dieu qui se charge de Nabal. Alors, elle est libre de rejoindre la maison de David.

 

La femme de 2 Samuel 20 : l'esprit de sagesse (lire 2 Sam. 20 : 16-22)
            Ici encore, c'était un temps de désordre. Le chapitre commence par nous présenter un Benjaminite qui s'élève contre David. On peut comprendre qu'il y ait une haine atavique entre la maison de Benjamin et celle de Juda. Saül était de la maison de Benjamin. C'était un homme de grande taille, qui dépassait tous les hommes en Israël : « il était plus grand que tout le peuple, depuis les épaules en haut » (1 Sam. 9 : 2). Mais sans discussion possible, il a été le plus grand sujet de déception parmi son peuple.
            Joab était un général tout à fait capable à la tête de l'armée de David, un homme d'une capacité et d'une expérience remarquables, admirable à bien des égards. Il avait deux frères : Abishaï et Asçaël. En 2 Samuel 23, dans la liste des hommes forts de David, ces deux frères de Joab sont mentionnés, mais Joab lui-même ne s'y trouve pas. Malgré tous ses grands exploits militaires, il n'a jamais été cité parmi les trente-sept hommes de ce chapitre.
            Publiquement, Joab était supposé défendre l'honneur de David. Mais on voit qu'il a tué Abner (2 Sam. 3 : 30), puis Amasa (2 Sam. 20 : 10). Salomon décrit ces hommes comme étant deux des chefs des armées d'Israël et déclare que Joab a tué deux hommes plus justes que lui (1 Rois 2 : 32). C'était donc un tel homme qui avait la responsabilité des opérations militaires. La manière dont Joab lui-même est mort est très parlante. Il semble que David n'a jamais été capable de contrôler Joab. Il a dû confier son cas à Salomon ; et Salomon a dû remettre Joab à Benaïa, qui a lui-même tué Joab. Lorsque Joab est mort, il a été enterré dans sa propre maison dans le désert, et non au milieu des tombeaux des hommes forts à Jérusalem. Moralement, c'est un homme qui n'a jamais fait partie de ses frères. Certes, il était puissant, mais il n'était pas véritablement à l'aise parmi ses frères. Il s'y trouvait plutôt par ambition. David a voulu arranger les choses en le mutant et en donnant le commandement de l'armée à Amasa. Mais Joab ne pouvait supporter la pensée d'être rétrogradé ; alors il a tué l'homme qui allait prendre sa place. C'est un tel personnage qui met le siège contre Abel-Beth-Maaca, la ville dont il est question au chapitre 20 du second livre de Samuel.
            Au verset 16, nous lisons : “ Et une femme sage cria de la ville ”. Elle lui demande ce qu'il vient faire et lui pose une question très importante : “ Pourquoi veux-tu engloutir l'héritage de l'Eternel ? ” (v. 9). Il était prêt à construire une terrasse contre cette ville d'Israël et à la détruire. Mais la femme, dans sa sagesse, lui indique qu'il n'y a pas besoin d'une grande opération militaire pour régler une telle affaire. C'est une affaire toute simple qui n'implique qu'une seule personne. Puis on lit au verset 22 : “ Et la femme vint vers tout le peuple, avec sa sagesse ”. Dans cette affaire, elle n'a pas mené une enquête auprès seulement d'une ou de deux personnes ; elle voulait que toute la localité soit présente. Aussi, prend-elle la responsabilité de porter la chose à l'attention de toute la ville. Dès lors, chacun dans la ville connaissant bien de quoi il s'agissait, il était facile de prendre la décision !
            Il arrive souvent aujourd'hui qu'on n'arrive pas à prendre de décision, parce que la plupart des frères ne savent pas quels sont les problèmes impliqués. En Mathieu 18, nous trouvons cette injonction importante : “ Dis-le à l'assemblée ” (v. 17). Nous admirons la compétence et l'expérience de certains frères, mais il faut se souvenir que dans toute affaire la décision appartient à l'assemblée ("tout le peuple dans la ville").
            Alors cette femme dit à Joab : “ Voici, sa tête te sera jetée par la muraille ” (v. 21). La tête de Shéba est alors coupée, puis jetée par-dessus la muraille. Joab s'en va chez lui ; la cité est sauvée ! Il n'y a pas de destruction, pas de sang répandu, grâce à l'intervention de celle que l'Ecriture décrit comme une femme sage (v. 22). Beaucoup d'autres auraient peut-être préféré s'en remettre à des personnes qui avaient de la connaissance. C'est assez facile d'acquérir de la connaissance, mais c'est beaucoup plus difficile d'acquérir de la sagesse dans les choses de Dieu. 
            Cette femme nous montre un tableau de la compétence qui peut se trouver dans un rassemblement local. Elle s'occupe des choses directement ; dans ce sens, elle est comme Abigaïl qui, à plusieurs reprises, agit en hâte. Combien il serait souvent nécessaire de nous occuper ainsi des choses divines pour agir en temps voulu et limiter les dégâts. Plus les affaires traînent sans être résolues, plus il en résulte des pertes. Quand il y a un vrai désir de s'occuper des choses, les solutions deviennent très simples. Ainsi, on le voit, Joab s'en retourne à Jérusalem.
 
            Que le tableau présenté par chacune de ces trois femmes produise en nous le désir de trouver de telles dispositions de coeur dans l'assemblée, actuellement :
            - que le service de Dieu se poursuive, en suivant l'exemple d'Anne, comme la conséquence d'un voeu, avec une vie et une énergie renouvelées, sans qu'il s'agisse de formalisme.
            - que, de même qu'Abigaïl, nous soyons rendus capables de porter un jugement juste sur les frères à la tête, de reconnaître ceux qui  combattent réellement les combats de l'Eternel, ceux dont Dieu peut se servir, et dont la compagnie nous aidera à discerner les intérêts de Dieu.
            - que l'esprit de sagesse soit trouvé parmi nous (comme chez cette femme de 2 Samuel 20) afin  que nous ne désirions pas la « destruction d'une ville », mais  que nous sachions reconnaître la compétence appartenant à une assemblée locale ; qu'ainsi chaque difficulté soit résolue, sans chercher à faire interférer des personnes éminentes (1 Cor. 1 : 26) !
 
            Nous avons confiance que le Seigneur peut et veut encourager nos coeurs dans le temps présent. Il  poursuit son travail d'amour à l'égard de son Assemblée (Eph. 5 : 29). Il nous a promis que « les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle » (Matt. 16 : 18). Il nous donne l'assurance qu'il y aura une réponse collective à la fin des jours. Que le désir de chacun d'entre nous soit d'être trouvé dans la proximité du Seigneur et d'avoir le discernement de ses pensées !
 
                                                                                          D'après N. Short 
 
 

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Auteur: La rédaction

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