Quelle que soit la lourdeur de ton passé, Dieu t’aime et t’aimera toujours ! – Sabrina

par La rédaction le 27 Déc, 2015



Je m'appelle Sabrina. J'ai connu les Assemblées de Dieu, en métropole, lorsque j'avais 8 ans. Nous fréquentions (ma sœur, mon frère et ma mère) l'église de Dijon. J'ai grandi en entendant parler de Dieu, de Jésus qui sauve et j'ai très vite compris que donner son cœur à Dieu, était la chose la plus importante à faire.

 

A 15 ans, je me suis fait baptiser et j'étais une jeune-fille très engagée dans mon église. Je servais dans le ménage, la chorale, aux ados et à la jeunesse ; j'allais à toutes les réunions qui se faisaient. J'aimais Dieu par-dessus tout et il était le centre de ma vie.

 

En 2001, ma famille et moi, nous nous sommes installées à l'Ile de la Réunion. Mes parents se sont installés dans le sud, et ma sœur et moi, à Saint-Denis pour nos études. Je commençais alors des études de sage-femme.

 

Les premiers mois furent géniaux. Nous avions trouvé notre place dans l'église de Sainte-Clotilde. Nous nous étions faits pleins d'amis et les études se déroulaient parfaitement bien, malgré une masse de travail incroyable.

 

Et puis, au fil du temps, sous prétexte des études et du travail, j'ai commencé par négliger ma communion avec Dieu : moins de prières personnelles, je n'allais plus aux réunions en semaine, ne prenais plus le temps de lire ma bible. J'aimais toujours mon Dieu, mais de premier dans ma vie, il prit la place de second, puis 3ème jusqu'à devenir un Dieu qu'on range au fond d'un tiroir et qu'on ressort de temps en temps, quand on en a besoin. C'était mon dieu du dimanche matin, au culte !

 

Et c'est à partir de ce moment que tout a dérapé dans ma vie.

 

Comme beaucoup de jeunes filles de 18 ans, j'attendais de trouver le prince charmant. Et puis, je suis tombée amoureuse d'un jeune homme de mon église. Je ne me suis même pas posée la question si Dieu approuvait cette relation car pour moi, c'était un chrétien, donc, forcément, c'était dans le plan de Dieu ÔǪ Quelle erreur MONUMENTALE !

 

Sous couvert de l'amour, qu'on était fait l'un pour l'autre, ce jeune homme finit, au bout de quelques mois, par me convaincre de passer un cap et d'avoir des relations sexuelles. Je savais pertinemment que ce n'était pas ce que Dieu désire pour un couple non marié, mais j'étais amoureuse et la seule voix que je voulais entendre, était celle de mon amoureux. Nous avons donc franchi un cap dans notre relation. Sauf que, si pour moi c'était de l'amour, pour lui, ce n'était qu'assouvir des besoins charnels. Je savais, qu'aux yeux de Dieu, ce que nous faisions, était mal et je souffrais d'une grande culpabilité envers Dieu. D'un autre côté, en restant dans l'abstinence, je craignais trop de perdre celui qui disait m'aimer. Finalement, ce jeune homme a fini par me laisser tomber. Malheureusement, à ce moment-là, je me suis rendu compte que j'étais enceinte.

 

J'étais désespérée. Enceinte à 18 ans ÔǪ Qu'allaient dire mes parents, mes amis, ma sœur ? Je me suis sentie seule comme jamais. Un soir, comme j'étais de garde en maternité (j'étais en fin de 2ème année à l'école de sage-femme), j'ai dérobé des médicaments pour avorter.

 

Je suis rentrée chez mes parents, le week-end et j'ai absorbé ces médicaments. J'ai avorté dans l'heure qui suivait, sans rien dire à personne.

 

J'étais détruite, honteuse, remplie de culpabilité ÔǪ Mais personne ne devait le savoir. Mais, quand un mal te ronge de l'intérieur, alors arrive un moment où tu ne peux plus le cacher. Après quelques mois où je souffrais tellement intérieurement, sans rien dire à personne, tout a basculé dans ma vie.

 

J'ai laissé tomber mes études de sage-femme alors que j'étais en milieu de 3ème année. Je suis devenue horrible avec ma famille, insultant ma propre sœur jumelle, mentant honteusement à mes parents et j'ai tourné le dos à Dieu en lui disant : « Je ne mérite pas un amour si grand que le tien ÔǪ J'ai tué un petit être et je salis ta sainteté ÔǪ A quoi bon te suivre si je suis incapable de marcher selon Ta Parole ».

 

A partir de ce jour, j'ai vécu comme une jeune-fille de ce monde et j'ai oublié Dieu. L'amour de Dieu que j'avais rejeté, je l'ai cherché dans l'être humain ÔǪ

 

L'amour d'un homme ne remplacera JAMAIS l'amour que Dieu a pour chacun d'entre nous !

 

Je me suis installée avec un homme. Extérieurement, j'avais la vie que n'importe quelle jeune fille rêvait d'avoir. Je travaillais, vivais avec quelqu'un dans une belle petite maison, avec un tas d'amis. Mais ça, ce n'était que la façade visible, la partie visible de l'iceberg.

 

La réalité ? Cet homme m'a entrainée dans ses vices qu'étaient l'alcool et le zamal. Cet homme qui disait être mon petit ami, me faisait boire en quantité énorme et m'humiliait auprès de ses amis et son frère. Si, extérieurement, j'étais la pétillante et souriante Sabrina, intérieurement, je « pourrissais et dégageais une odeur de mort ». Mais ça, il fallait le cacherÔǪ.

 

Et puis, un jour, (presque 6 ans après) suite au tremblement de terre de Haïti, alors que j'écoutais les infos à la radio dans ma voiture, j'ai fait une chose très simple. Je me suis adressée à Dieu en lui disant « EhÔǪ.toi là-hautÔǪ.si je meurs où je vais ??? Je ne vaux rienÔǪ.je ne suis rienÔǪ.si c'est pas toi qui fait un truc pour moiÔǪ.alors pour moi c'est fini ÔǪ Parce que moi, je n'en peux plus ÔǪ Je suis au fond ÔǪ Je ne peux plus  !!» Et je suis partie travailler.

 

Pas de mots compliqués, pas de cérémonial interminable, pas de témoin ÔǪ Juste moi, juste un S.O.S lancé à Dieu.

 

La parole de Dieu dit : « Quand un malheureux crie, l'Eternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses. » Psaumes 34:6. Et bien c'est VRAI ! Dieu avait entendu ma prière ÔǪ Il m'avait vu tout ce temps dans ma détresse, mais je ne voulais pas de Lui dans ma vie, ni de Sa main tendue. Dieu ne fera jamais de forcing , mais le jour où tu cries à Lui, Il intervient .

 

Deux semaines après cette prière (qui n'en était pas une pour moi, à l'époque), l'homme avec qui je vivais,  m'a littéralement mise à la porte, pour partir avec une de mes plus proches amies.

 

Je me retrouvais brisée, trahie en amour, en amitié, sans logement, ni famille (j'avais quasiment rompu tous les contacts, avec eux). Pendant près de 3 semaines, je me suis retrouvée à dormir dans des hôtels « miteux », à boire de l'alcool tous les soirs, pour tenter d'apaiser ma peine. Je pleurais tellement, qu'à un moment, les larmes ne coulaient même plus. Je ne comprenais pas pourquoi, du jour au lendemain, je me retrouvais seule. Mais je n'étais pas seule : Dieu m'avait mise à l'écart pour qu'enfin j'entende SA voix.

 

Un dimanche matin, j'ai commencé à repenser au temps où je marchais avec Dieu, à cette époque, où Dieu était le centre de ma vie. Certains versets sont remontés en mon cœur. Une envie pressante d'aller à l'église me saisit ÔǪ Et là, pendant près d'une heure, il y eut comme un combat dans mon cœurÔǪ Je voulais entendre Dieu me parler, me secourir, mais quelque chose en moi me disait « Non ! Tu ne peux pas te présenter devant Dieu ÔǪ Regarde : tu n'es rien, tu es sale, tu es une horreur pour Dieu ». Finalement, je suis allée à l'église de Saint-Pierre. Ce jour, je serais incapable de dire ce que l'on a chanté ou de quoi le pasteur a parlé. Je sais juste que je me suis sentie envahie d'une paix indescriptible et d'un amour merveilleux. Je suis partie avant la fin du culte et  à peine rentrée chez moi, je me suis mise à boire comme d'habitude. Pendant un mois, je suis allée régulièrement aux réunions. Mais à peine rentrée, je buvais et pleurais sur mon sort. A chaque réunion je me sentais bien. Mais à peine rentrée, c'est comme si quelqu'un me murmurait « A quoi bon ? Tu n'es qu'une moins que rien ÔǪ Tu te rappelles ce que tu as fais toutes ces années ÔǪ L'alcool, la drogue, le sexe ÔǪ Et là, madame veut passer pour une chrétienne ! ». Et la culpabilité détruisait tout. Pendant cette période, j'ai reconstruit une relation avec ma sœur et mes parents, mais ils ne savaient rien de ma vie passée.

 

Un jour, ma sœur m'a invitée à un week-end de jeunesse pour la Lumière de Pâques. Je suis venue sans espérer grand chose. Puis, le samedi, le pasteur fit cet appel :

 

« Voilà un grand sac poubelle ( il le brandissait devant tous les jeunes ) ! Tu vas écrire sur une feuille tout ce qui te tient éloigné de Dieu ÔǪ Une personne, un défaut, un vice ÔǪ Ou quoique ce soit. Tu vas venir devant et tu vas jeter ce papier dans la poubelle. Ensuite, un jeune prendra ce sac , le fermera et ira le jeter dans la poubelle la plus éloignée qu'il trouvera. Voilà ce que Dieu fait avec ce qui te tient éloigné de Lui ÔǪ Il le jette loin de Sa face ÔǪ Quoique ce soit et quelque soit la gravité de la chose ! »

 

A ce moment, j'ai pris une photo dans mon sac. Elle représentait mon petit ami de l'époque, moi et nos amis, tous saoûls, assis derrière des dizaines de bouteilles d'alcool et fumant du zamal. J'ai regardé cette photo qui me rattachait à tout ce que j'étais, qui semblait définir ce que j'étais et j'ai pleuré. Et j'ai dit :

 

« Seigneur ÔǪ Si je jette ça, il me reste quoi à moi ? Ok c'est pourri, et, ok, ça m'a détruite ÔǪ Mais, c'est tout ce que je suis ÔǪ si je jette ça, je deviens quoi moi ? »

 

Après plusieurs minutes d'hésitation, je me suis levée, j'ai regardé cette photo et j'ai dit « Seigneur, donne-moi quelque chose de meilleurÔǪ..Fais de moi quelque chose de meilleur ! »

 

Je suis partie m'asseoir et le reste du week-end, j'ai écouté le pasteur avec tellement d'attention que chaque parole semblait me réconforter.

 

Il n'y a pas eu de miracle instantané avec «une grande lumière » ou je ne sais quoi de mystique, mais, les jours passant, ce besoin de boire a disparu. Une paix et une joie incomparables m'ont rempli le cœur.

 

J'ai trouvé des amis à l'église et je me suis attachée à lire ma bible et prier.

 

Le plus merveilleux, c'est que le poids de la culpabilité avait disparu. Oui, mon passé n'est pas glorieux et même horrible ÔǪ Mais Dieu l'avait effacé, oublié ÔǪ Je suis quelqu'un de nouveau.

 

Cette moins-que-rien que j'étais, est devenue un joyau inestimable aux yeux de Dieu.

 

Aujourd'hui, je suis mariée, j'ai un petit garçon adorable, une maison, un travail, des amis et par-dessus tout, j'ai un Dieu qui marche main dans la main avec moi, qui me bénit, me protège, me relève quand je tombe.

 

Quoique tu aies fait, qui que tu sois, quelle que soit la lourdeur de ton passé, DIEU T'AIME et T'AIMERA TOUJOURS ! Tends-Lui la main et Lui fera le reste.

 

Sabrina

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Auteur: La rédaction

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