Dieu ne tient pas compte des fautes de parcours – Linsay

par La rédaction le 27 Déc, 2015



J'ai eu le privilège de grandir dans une famille chrétienne. Dès mon jeune âge, mon père et ma mère m'ont élevée dans la vie de l'église. J'ai assisté à l'école du mercredi, les ados le samedi après et la choraleÔǪ A l'âge de 17 ans, j'ai choisi de donner ma vie à Jésus et de m'engager par les eaux du baptême. Je me suis investie dans les activités de l'église, j'animais la radio, je chantais dans la chorale et je jouais de la musique. Dieu me bénissait, c'était merveilleux.

 

Comme toutes les jeunes filles de mon âge, je rêvais du grand amour. C'est alors que je laissais ce besoin d'être aimée, d'être appréciée des autres, m'envahir. Mais, malheureusement, souvent même, on est déçu, surtout à cette période de la vie, où l'on croit toujours avoir trouvé celui qu'il nous faut.

 

Ma vie sentimentale devint, pour moi, alors une priorité. Je voulais absolument me caser. Alors que je m'étais fiancée à un jeune homme, à trois-quatre mois du mariage, je décidais de tout laisser tomber car je compris que ce n'était pas des sentiments amoureux mais des sentiments d'amitié que j'avais envers lui. Je me suis faite beaucoup de mal et j'ai aussi fait beaucoup de mal autour de moi. J'ai brisé des cœurs, à vouloir absolument trouver l'amour de ma vie ÔǪ Et je me suis brisée moi-même. J'ai subi une succession d'échecs, j'ai fait de mauvais choixÔǪ A toujours vouloir être aimée, je me suis retrouvée à être détestée. Tous mes amis me tournèrent le dos. Je me suis retrouvée seule du jour au lendemainÔǪ J'étais couverte de honte à cause de tout ce que j'avais faitÔǪ

 

C'est alors, comme pour fuir tous ces problèmes, que je décidai, avec ma sœur, d'aller en Métropole. Je pensais qu'en m'effaçant, je pourrais me faire oublier un peu et, qu'à mon retour, je pourrais tout reprendre à zéro. Ma sœur et moi, sommes donc parties pour un mois de vacances. Et, à la fin de ce séjour, nous étions hébergées par des amis chrétiens. La veille de notre départ, ils nous invitèrent à avoir un moment de partage et de prière, nous disant que cela leur tenait à cœur de partager ces quelques paroles qui pourraient nous faire du bien, dans les moments difficiles.

 

Nous nous sommes mis à lire plusieurs passages dans Esaïe. Mais un de ces passages est venu toucher mon cœur (Esaïe 43 :18-19) : « Ne pensez plus aux événements passés, et ne considérez plus ce qui est ancien. Voici je vais faire une chose nouvelle sur le point d'arriver».

 

Cette parole a trouvé un écho favorable dans mon cœur alors que je pensais qu'à cause de mes erreurs, de mes mauvais choix, à cause de tout le mal que j'avais fait, rien de bon ne pouvait m'arriver. Je ne méritais plus de connaître le bonheur.

 

De retour à la Réunion, j'assistais, le jour suivant mon arrivée, à un camp de jeunesse au Dos d'âne. Et là, le samedi soir, durant un débat sur la vie sentimentale, Dieu a de nouveau touché mon cœur. En effet, le pasteur a dit : « même si tu as connu des échecs dans ta vie sentimentale, même si tu as fait du tort à quelqu'un, sache que Dieu t'aime. Il veut te pardonner et te donner un nouveau départ ». Et je me suis rappelée de ce verset auquel je m'étais accrochée : « Ne pensez plus aux événements passés, et ne considérez plus ce qui est ancien. Voici je vais faire une chose nouvelle sur le point d'arriver».

 

Dieu, dans sa grâce, n'a pas tenu compte de mes fautes de parcours et, à partir de ce moment, je commençai à me reconstruire. Dieu m'a libérée du poids de la culpabilité, il m'a libérée de ce sentiment de honte qui pesait sur ma vie. Le temps de Dieu n'est pas notre temps : trop souvent dans notre jeunesse, nous voulons aller trop vite. Depuis, Dieu m'a permis de rencontrer un homme charmant, qui est devenu mon mari. Nous marchons tous les deux avec Dieu et nous sommes pleinement engagés dans son œuvre. Dieu bénit notre foyer.

 

Et comme on entend souvent dire, dans la vie chrétienne, nous devons composer avec les épreuves. En 2011, après 5 ans de mariage dont 2 ans d'attente, j'ai eu la joie d'être enceinte. Les premiers mois de grossesse se passaient bien ÔǪ jusqu'au jour de l'échographie-morphologie à 24 semaines, les médecins décelèrent un retard de croissance sévère chez notre fils. J'ai alors été mise en arrêt de travail, je ne faisais que des allers-retours à l'hôpitalÔǪ Déjà un mois et demi s'était écoulé, et, de jour en jour, les médecins ne cessaient de nous presser et de nous dire qu'il n'y avait plus rien à faire : qu'il fallait avorterÔǪ Alors que j'étais hospitalisée, les médecins nous ont demandés de rentrer puisque notre décision était claire : on refusait l'avortement et on s'attendait à la grâce de Dieu.

 

Le samedi matin suivant, nous assistions une réunion d'évangélisation. Le pasteur prêchait sur les épreuves. Une parole est venue toucher mon cœur et celui de mon mari. Il y a deux sortes d'épreuves pour lui : celle où l'on prie et Dieu ôte quasi-instantanément le problème et nous délivre. Mais, il y a aussi celle où Dieu nous fait traverser l'épreuve, nous permettant de tenir ferme, malgré tout.

 

Le lundi suivant, nous nous sommes rendus à l'hôpital et là, le verdict est tombé : notre enfant, Ethan, s'était éteint. Dieu l'avait repris. C'est à ce moment que cette parole reçue durant le week-end, prit tout son sens. Il nous fallait maintenant traverser l'épreuveÔǪ. Difficiles moments à vivre pour une mère que de perdre son enfant. Mais Dieu nous a dit qu'il ne permettra aucune épreuve qui ne soit au-delà de nos forces. Il a même prévu le moyen de nous en sortir. Pour mon mari et moi, ce que nous avons vécu, ce n'est pas un échec, ni un manque de foi. Comme mon Père me l'a rappelé à travers ce verset de 2 Corinthiens 1.3 : "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console à l'égard de toute notre affliction, afin que nous soyons capables de consoler ceux qui sont dans quelque affliction que ce soit, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés de Dieu".

 

Dieu a fait son travail de consolation dans notre cœur. Et comme Job (Job 1:21), nous disons : Seigneur, Tu donnes et Tu reprends, mais notre cœur choisit de dire : Béni soit Ton nom !

 

Aujourd'hui, mon mari est moi continuons à marcher dans les pas de notre Seigneur. Nous avons placé notre avenir entre Ses mains. Il sait tout et tout ce qu'Il fait, Il le fait en Son temps. Que Dieu soit loué.

 

Linsay Lapra

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Auteur: La rédaction

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