Evangélisation, prédication et marketing – Frédéric Mondin

par La rédaction le 2 Juil, 2017

Après des études de philosophie et de musique, Fred Mondin travaille au département Communication des éditions A.E.S./E.L.B.

Quand on voit les vanités que parviennent à vendre les publicitaires, ne pourrions-nous pas apprendre de leur efficacité pour promouvoir l’Évangile ? Notre adaptation au monde moderne pourrait-elle affecter le message de la Croix ? Comment penser le rapport entre évangélisation, prédication et techniques de communication ? « Peut-on considérer l’auditeur-spectateur d’un message comme un “client” qui a un certain nombre d’exigences ? Faut-il en tenir compte ? Jusqu’où peut-on aller ? » (Henri Bacher). Commençons par quelques distinctions.

1. De l’information à la communication : une nouvelle ère

a) Qu’est-ce que l’information ?

C’est le message à transmettre (l’objet, le contenu), ce que vous voulez dire : le quoi.

b) Qu’est-ce que la communication ?

C’est la manière dont vous transmettez votre message : le comment.

Elle dépend du canal emprunté (oral, écrit, gestes), du code employé (votre meilleure prose ne touche guère une personne sourde ou étrangère), du contexte (solennel ou informel, professionnel ou familial, etc.) : vous n’enveloppez pas votre message de la même manière face à votre patron ou face à votre enfant. Ne négligez pas non plus d’éventuels obstacles (bruit, stress, fatigue, joie, etc.) Bref, la communication est une sorte de mise en scène autour du message, censée rendre l’information claire et efficace…

c) Qu’est-ce que le marketing ?

Le marketing regroupe les techniques de persuasion de la communication (pour influencer un comportement d’achat, par ex.) Elle promeut un produit en direction d’un client ciblé, au profit du vendeur (… et de l’agence marketing). Ses outils sont la segmentation (ciblage du client), la stratégie créative, la conception et l’évaluation du message, la fidélisation, la stratégie et la planification médiatiques, le suivi réel, etc. La publicité en est une branche.

d) La nouvelle ère du le client-roi

à l’ère industrielle, la communication servait l’information : le but était le message. On retenait le contenu, même long. Dans l’église, le prédicateur avait le monopole de la parole, et pouvait la garder tant qu’il estimait n’avoir pas enseigné « tout le conseil de Dieu ».

Puis les pays occidentaux sont passés à l’ère du service (ou secteur tertiaire). Les réclames (qui vantaient un produit au citoyen) sont devenues des publicités (qui suscitent le besoin du consommateur). La manière de présenter un message a pris de l’importance. Dans l’Église, le prédicateur est observé plus que son message n’est écouté : le contenu deviendrait-il presque secondaire ? Les collèges bibliques enseignent que l’art de prêcher est (au moins ?) aussi important que le contenu de la prédication. C’est que l’auditoire devient exigeant… Et c’est tant mieux. Le hic, c’est que le monde lui a donné l’habitude de croire qu’il est le décideur… parce qu’il le vaut bien !

2. Techniques et méthodes

a) Les techniques sont neutres

Mais alors, le marketing ne servirait-il qu’à la manipulation ? Tirons la chose au clair…

Jésus faisait-il la promotion marketing du royaume de Dieu ?

Prenons l’exemple de la segmentation : les publicitaires tentent de cerner la personnalité et la position sociale de leurs « cibles » pour adapter leur discours. Jésus était théologien avec Nicodème le rabbin (Jean 3). Avec la Samaritaine près du puits (Jean 4), il a abordé des sujets tout aussi profonds, mais il s’est mis à sa portée. Il s’adaptait selon qu’il se trouvait face aux pharisiens, à la foule, à ses disciples, à un jeune homme riche, etc. Il connaissait le cœur des gens et ses paroles adéquates répondaient à leur faiblesse : « Combien est agréable une parole dite à propos ! » (Pr 15.23b)

Associer Jésus et le marketing paraît choquant. Mais oublions la connotation négative du terme pour   « retenir ce qui est bon » : Jésus employait des techniques de communication pour optimiser son message. Son discours incitait l’auditeur à changer de comportement. Il intriguait par des questions orientées, retenait l’attention par des histoires simples. Cependant, il n’a jamais forcé les foules à le suivre, il n’a jamais choisi à leur place… Au contraire : ovationné pour ses miracles, il a durci le ton et beaucoup sont partis (Jean 6.60, 66).

Quid de la Samaritaine : n’a-t-il pas joué sur les mots pour susciter sa curiosité ? Cependant, il n’a pas créé son besoin, mais lui a offert ce qu’elle recherchait au fond d’elle. Ses techniques de communication servaient donc son destinataire ; il ne manipulait pas.

En résumé, le marketing lucratif du monde viserait à créer un besoin souvent futile (souvent inexistant), tandis que le marketing social de Jésus consisterait à révéler un besoin fondamental (souvent inconscient, voilé par le péché). Le marketing selon le monde séduit pour mieux influencer un individu lambda. à la flatterie du monde, Jésus oppose un soin bien différent de la personne humaine : sans concession sur sa nature pécheresse, il fait preuve d’une compassion infaillible.

Ce danger m’interdit-il d’utiliser les techniques modernes ?

Pour paraphraser 1 Cor 6.12, disons que « toutes les techniques me sont permises :

1° lorsqu’elles me permettent de cultiver ma communion avec Christ ou les frères,

2° lorsque le plaisir que j’y prends ne m’empêche pas de les abandonner si la cause de Christ l’exige et que je suis pas conséquent capable de m’en passer sans difficulté ». Bref, technique n’est pas maître : « Médias et marketing ont été faits pour servir et non pour dominer » (pour paraphraser Marc 2.27).

b) Les méthodes sont révélatrices

La méthode est la manière dont on emploie des techniques1. La Bible parlerait de « sagesse ». C’est surtout la vision qui accompagne cet emploi. Disons-le tout de suite : les techniques sont neutres, mais la manière de les utiliser exige du discernement. Ce n’est pas l’outil mais son mauvais emploi qui peut corrompre. Les méthodes révèlent l’objet de notre foi : Jésus ou l’outil ?

Ceci dit, le problème n’est que reporté. Où est la frontière ? Par exemple, Jésus aurait-il prêché par la télévision ? Les adorateurs de télévision répondent : « Oui, évidemment ! » Ceux qui l’utilisent comme une technique pensent : « Pourquoi pas ? » Ceux qui se méfient de ses dérives sont plus réservés. Ceux qui rejettent toute évolution « pour ne pas se corrompre » refusent tout net. Il peut être bon de rappeler que Jésus a toujours privilégié ce qui favorise une relation directe, de personne à personne. Il nous lègue ce principe : l’efficacité de notre témoignage repose sur la qualité de nos relations mutuelles dans le nom du Maître (Jean 13.35).

Quand ces techniques outrepassent leur rôle et deviennent une référence, on n’est plus vraiment maître du jeu : on aime utiliser un système qui semble efficace, et l’on pense à son public moins en terme de personnes que de prétextes à jouer avec ces techniques. Sans parler d’une foi dans le Seigneur qui s’amenuise à mesure qu’elle se porte sur le nouveau joujou.

3. Marketing et prédication de l’Évangile

a) Sagesse du monde ou puissance de Dieu ?

Où que ce soit, le public devient plus exigeant : il faut « l’accrocher » et le garder en éveil. Ce problème de motivation se retrouve tout naturellement dans les assemblées. N’est-ce pas là le signe que la plupart subissent une approche marketing de leur religion ? Un membre d’église distingue difficilement entre assemblée et club séculier. Il trouve son exigence dans l’église aussi légitime qu’à la boutique de vêtement. Résultat : le voilà aussi passif devant son prédicateur que devant sa télé. Difficile de demander un effort d’attention… à moins d’en donner l’occasion : il faut être « interactif » de nos jours ! La durée d’un sermon est passée de toute une nuit (Paul) à trois heures, puis à une heure ( xix e s.), et enfin à 45 minutes, voire à 25 minutes, quand ce ne sont pas des « prédications-flashes » de 3 minutes. Jusqu’où peut-on ressembler au monde, incorporer du marketing dans l’Église sans encourager des « églises de consommateurs » ? Prêchons-nous la grâce de Dieu comme on vend du jambon !? Tenterions-nous de « brader » la grâce ?

Puisqu’un chrétien est aussi consommateur, peut-on utiliser son langage pour l’enseigner ? Voire pour évangéliser ? La Bible semble bien sévère contre ce raisonnement : « Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. » (1 Cor 2.4-5) Comprenons Paul : il ne rejette pas les techniques de communication — il en a lui-même employé à profusion2 —, mais sa méthode (sagesse, confiance) se porte sur Christ quant à l’efficacité de sa prédication. Ce qui l’intéresse n’est pas de savoir si un homme maîtrise des techniques de persuasion ou non, mais s’il se confie en Dieu pour marcher par l’Esprit (1 Cor 4.19-20).

b) La place de l’Évangile dans la méthode

Normalement, la communication sert l’information, pas l’inverse. L’emploi d’une technique pour enseigner l’Évangile — dans le monde ou dans l’ église — ne doit pas faire oublier la place centrale de la croix de Christ. Elle n’est pas un sujet interchangeable au service d’une super-méthode. Parce que la croix est une absurdité dans ce monde, c’est sa place dans le discours qui indique où je fais porter ma confiance : oserai-je me glorifier de ce qui me sépare du monde (Gal 6.14) ou bien, pour mieux séduire mon public, en atténuerai-je sa portée ? Pesons bien les mots de Paul : « Christ m’a envoyé, c’est pour annoncer l’Évangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine. Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. » (1 Cor 1.17-18)

Paul écrit à des Corinthiens imprégnés de culture rhétoricienne. La communication est érigée en art, l’éloquence fait de vous un vrai héros. On se rue pour écouter la dernière joute verbale. C’est à qui la remportera avec le plus d’allure. De quoi y parle-t-on ? Oh, peu importe, l’essentiel, c’est de convaincre : « Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ! » Qu’importe la destination tant que le chemin me plaît ! On retrouve ici la philosophie des techniques publicitaires de notre temps.

La Bible offre une tout autre perspective : nous devrons rendre des comptes, et il n’y a qu’un seul chemin, Christ. Dans ce verset, Paul dit qu’une évangélisation soucieuse de s’adapter à l’esprit de ce monde risque de dénaturer l’authenticité du message (en rendant inutile notre soumission à Christ : « une foi vaine »). En effet, qui veut d’un Sauveur crucifié ? Qui aime se faire traiter de « pécheur » ? Le message de la grâce insulte la chair ! Combien d’assemblées sont prêtes à faire passer la pilule par toutes les séductions possibles… quitte à adoucir « le scandale de la croix » (Gal 5.11) ! Par exemple, une assemblée parle de repentance et d’obéissance à Christ après que l’intéressé a « pris une décision pour Jésus » (notez qu’ici, le « repentant-client » est le décideur). Son Évangile ne scandalise plus. Les événements qu’elle organise se démarquent à peine d’une quinzaine commerciale, ou d’un concert de show-business (parfois payants !) Si ce n’est quelques slogans d’une couleur moins biblique que sentimentale et valorisante pour l’ego : « Dieu t’aime », « Jésus est vivant », « il veut que tu réussisses ta relation avec Dieu ». Dans l’église, la prédication sera un moment attractif, ludique, où l’on aura pu rire ou pleurer. On se souviendra surtout de l’anecdote racontée par le prédicateur, de son éloquence… mais au fait, quel était le sujet ?

c) Leur philosophie sous-jacente

Les avantages techniques du marketing ne doivent pas nous faire oublier la philosophie derrière la méthode. En utilisant les outils marketing, nous risquons de nous confier dans leur pouvoir de séduction. « Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas des paroles d’hommes fussent-elles persuasives. Ce sont les vertus de l’Esprit, moins visibles mais puissantes : la Bible, une vie de prière, et notre moralité en Christ » (paraphrase de 2 Cor 10.4).

à vouloir plaire à l’auditeur-client, on risque de prêcher « un autre Évangile » (Gal 1.7; 6.12a). « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs. » (2 Tim 4.3) Pour que le monde vous écoute, il faut parler comme lui, mais vous pourriez le payer cher, car « le monde aime ce qui est à lui » et déteste ce qui ne lui appartient pas (Jean 15) : « Eux, ils sont du monde ; c’est pourquoi ils parlent d’après le monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas : c’est par là que nous connaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur. » (1 Jean 4.5) Contre la tentation du tout-marketing-car-ça-marche, rappelez-vous que les élus reconnaîtront votre parole et votre prédication. Simple question d’équilibre.

d) Ma motivation sous-jacente

Laissez-moi vous poser une seule question. Comment occupez-vous votre temps et votre énergie : à cultiver votre intimité avec Christ ou bien à découvrir la dernière technique de persuasion en vogue pour l’appliquer à l’Évangile ? à des champions de l’éloquence, Paul affirme son unique motivation : « Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. » (1 Cor 2.2) Se concentrer sur les techniques de ce monde, c’est risquer de négliger sa relation avec Dieu. Dans une relation conjugale, on veut plaire à son conjoint (1 Cor 7). À qui l’Église est-elle mariée : à Christ ou au monde ? Dieu saura bien convaincre des publics variés par l’Évangile, qui est une puissance en soi (Rom 1.16-17). à cause de cela, mettons notre confiance en Dieu et non dans nos œuvres, même quand elles reposent sur des techniques efficaces.

4. En bref…

Beaucoup d’églises vivent encore à l’époque de la Réformation. On veut faire entrer le croyant du xxi e siècle dans une église du xvi e… que de frustrations ! Ne diabolisons pas les techniques modernes : elles nous aident à parler « la langue de notre culture ». En ce qui concerne l’évangélisation ou la prédication, ce n’est pas tant le choix des techniques qu’il importe de discerner que la foi qu’on leur porte.

a) Non à la méthode marketing…
– quand elle séduit au point que l’on se conforme à sa philosophie sous-jacente (Rom 12.2) ;
– quand elle inverse les priorités et cherche à séduire l’homme avant de servir Christ (Gal 1.10) ;
– quand elle flatte pour mieux influencer (Gen 3.5) ;
– quand elle veut rendre l’Évangile enthousiasmant (Mat 7.13-14 ; 1 Cor 1.17 ; Gal 5.11 ; 6.12) ;
– quand elle sacrifie la durée du message pour le seul confort de l’auditeur ;
– quand elle impose de faire du spectacle pour le spectacle et  ne pas ennuyer la « génération zapping » !

b) Oui à la technique marketing…
– quand elle repositionne l’auditeur par rapport à un prédicateur parfois indifférent aux besoins réels de son assemblée : le but, c’est l’édification (1 Cor 14.4,17) ;
– quand elle exige de l’orateur l’effort de communication ;
– quand elle lui rappelle que l’auditeur doit comprendre où est son intérêt ;
– quand elle lui interdit l’ennui : il doit savoir partager sa passion pour Christ — ce qui l’oblige à interroger avant tout sa qualité de communion avec son Sauveur (non son degré de science) : à cette condition, il deviendra un chrétien contagieux, non un fonctionnaire de la Bible ;
– quand elle fait ressurgir un intérêt pour les techniques de communication employées par Jésus (histoires courtes, paraboles, métaphores, images, questions orientées, etc.) ;
– quand Christ tient la place centrale (Phil 3.8).

Conclusion

Nous pouvons employer les techniques de persuasion du monde, mais celui qui persuade, c’est l’Esprit (Jean 16). Paul pouvait dire : « Malheur à moi si je n’évangélise » car il était pleinement conscient de sa vocation d’évangéliste, mais jamais il ne se serait substitué à l’Esprit quant aux fruits de sa prédication. Ce ne sont pas des artifices marketing qui attireront les gens à Dieu, mais la vie transformée de ses enfants et l’action de Dieu (relire 1 Cor 2.4-5). Cette vérité reçue par la foi, nous avons toute liberté de l’appliquer : « Tout est pur pour ceux qui sont purs » (Tite 1.15).

Il y a un marketing qui sert l’Évangile quand on le domine et un marketing qui se sert de l’Évangile quand il domine ses utilisateurs. Ce dernier finira par dénaturer l’Évangile car il rivalisera avec l’Esprit. Prêcher un Évangile authentique n’est pas une activité comme une autre. Il faut beaucoup de sagesse pour utiliser des techniques sans se confier dans l’esprit invisible qui veut les récupérer. Sachons nous consacrer à Dieu avant de nous aventurer dans ce domaine.

Laissons à un prédicateur aguerri le dernier mot : « L’Église recherche de meilleures méthodes, mais Dieu recherche de meilleurs hommes. »3

Soli Deo gloria !

1 à ce sujet, consulter www.pasteurweb.org/Etudes/Commentaires/ReflexionSurLesMethodes.htm.
2 Ne serait-ce que dans l’épître aux Galates, signalons notamment la citation scriptuaire (3.6), la question orientée (Gal 3.2), le raisonnement par l’absurde (2.17), l’imprécation (1.8), l’appel aux sentiments (4.12-16), l’allégorie (4.22-30), les comparaisons tirées de la vie courante, juridique (3.15), agricole (6.6-9), etc.
3 Edwards Bounds (1835-1913), Puissance par la prière.

Frédéric Mondin

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Auteur: La rédaction

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