Qu’est ce que la vraie repentance ? – Catherine Booth

par La rédaction le 10 Jan, 2016



Si quelque père a un fils prodigue, je lui demanderais: "Comment vous réconcilieriez-vous avec ce fils?" Vous l'aimez intensément. Probablement vous avez davantage conscience de votre amour pour lui que pour les autres de vos enfants. Votre cœur languit et est assoiffé de lui, vous priez pour lui, vous rêvez de lui, vous êtes rempli de ses pensées à tout instant... alors, pourquoi ne pas être réconcilié avec lui?

Pourquoi vous sentez-vous obligé de le garder à distance, au lieu de l'inviter à se rapprocher de vous, de vivre avec vous, dans les mêmes termes que votre fille bien-aimée et obéissante? Pourquoi? "Oh, dites-vous, le cas est différent: je ne peux pas. Avant, cela aurait peut-être été possible, mais les sentiments de ce fils doivent être changés envers moi. J'ai fait tout ce qu'un père aurait pu faire, mais il continuera malgré ma volonté."

Vous dites: "Un père juste et sage doit insister pour qu'il change". Vous dites aussi: "Il doit confesser ses péchés et demander pardon, et moi, je dois courir à sa rencontre; mettre mes bras autour de lui, le reconnaître?... Mais dans ce cas précis, je ne peux pas".

Il est exact que Dieu ne vous aime pas moins pécheur que vous êtes, ou que Son grand amour généreux ne pleure pas sur vous des larmes de sang. Non plus que Dieu ne veuille pas mettre Ses bras d'amour autour de vous, si vous veniez à Ses pieds à ce moment-là, pour confesser toutes vos erreurs, et chercher Son pardon. Lui (Dieu), Il ne peut pas; les lois de Son Univers l'empêchent d'agir ainsi. Dieu ne se permettra pas, tant qu'il n'y aura pas de véritable changement de conscience dans le pécheur. Celui-ci DOIT se repentir et "s'il ne se repent pas, il périra dans la même condition de pécheur" .

Bien sûr, si la repentance est une condition indispensable pour le salut, essayons de voir ce qu'est une véritable repentance. Hélas, combien y a-t-il de confusion dans le monde et dans l'Eglise, au sujet de la repentance!

La repentance n'est pas uniquement une conviction de péché. Si cela était, quel monde différent aurions-nous, car il y a des dizaines de milliers de personnes dans le cœur desquelles l'Esprit de Dieu a fait son œuvre de conviction de péché! Nous serions absolument émerveillés si nous avions la moindre idée de la multitude que Dieu a convaincue de péché, comme Il le fit pour Agrippa et Festus. Ils étaient parfaitement convaincus de péché, mais jamais ils n'allèrent plus loin... Ils vécurent cette semaine-là exactement comme ils avaient vécu la semaine passée; il n'y a pas eu de VRAIE repentance.

La repentance n'est pas non plus le fait de ressentir une immense tristesse pour le péché. Non. J'ai vu des gens pleurer amèrement, se tordre, et lutter, et cependant ils gardent leurs idoles bien serrées sur leur cœur. Il a été vain de vouloir essayer de les en débarrasser. Si Jésus-Christ avait voulu les sauver avec leurs idoles, ils n'auraient manifesté aucune objection du tout, bien au contraire! S'ils avaient pu passer par la "Porte Etroite" avec leur idole préférée, il y a longtemps qu'ils y auraient passé. Mais se séparer de cette idole pour passer la Porte Etroite est une autre affaire! Certains pleurent comme un enfant désobéissant qui veut absolument faire une chose interdite. Ils peuvent crier, se débattre, et si vous leur donnez la "baguette", ils pleureront plus encore, mais ne cèderont pas pour autant. S'ils cèdent, ils deviendront comme un pénitent: ils deviennent humbles; mais jusqu'au moment où ils cèderont enfin, ils ne sont pas plus que des pécheurs convaincus.

Lorsque Dieu nous frappe avec la baguette du Saint-Esprit, de sa divine Providence, de sa Parole, les pécheurs pleureront, gémiront, trembleront, vous faisant croire qu'ils prient et désirent sincèrement être sauvés. Alors que, pendant tout ce temps, ils gardent leur nuque raide comme un bâton de fer. Ils ne veulent, et ne peuvent pas se soumettre. S'ils se soumettaient, ils deviendraient subitement humbles et pénitents comme le sont les pécheurs véritablement convaincus, et ils seraient sauvés. Il n'y a pas de faute plus grave et plus commune que des gens qui CROIENT être dans la vraie repentance, et qui ne le sont pas !... et pourtant, la repentance ne rend pas plus triste que le péché!... un homme peut toujours rester aussi triste jusqu'au jour de sa mort, tout en serrant une chose interdite contre son cœur, comme le jeune homme riche tient ses trésors. Mais là, il n'y a aucune repentance. La repentance n'est pas non plus une promesse de vous détourner, en recommençant à pécher de la même façon. Si cela était, il y aurait infiniment plus de personnes repentantes. Il n'existe pratiquement pas un seul ivrogne misérable, qui n'ait pas promis, soit dans sa tête, soit à sa pauvre femme, soit à qui que ce soit, qu'un jour, il allait renoncer à sa boisson. Il n'existe non plus pratiquement aucun pécheur qui ne fasse pas sans cesse des promesses, disant qu'un jour il renoncera à son péché, le donnera à Dieu et se tournera vers Lui, mais ne le fait pas.

Alors, qu'est-ce que la vraie repentance? La vraie repentance est simplement le fait de renoncer au péché, de se détourner des ténèbres pour aller dans la lumière, et quitter la puissance de Satan, pour aller dans celle de Dieu. C'est renoncer à son péché dans la profondeur de son cœur, C'est le désir de tout changer, et de le vouloir. C'est se résoudre à donner chacune des choses mauvaises de nos pensées, de notre être tout entier, et vouloir le FAIRE totalement, et tout de suite. Bien sûr cela va impliquer de la tristesse chez le pécheur. Car, quel homme sensé ne voudrait-il sortir du mauvais chemin dans lequel il tourne en rond, alors qu'il peut s'engager dans une route droite, et toute tracée? Cela implique aussi une haine pour la route qu'il avait prise avant, et de laquelle il se détourne maintenant

Il est alors comme le Fils Prodigue qui se vit dans la bauge des cochons et les immondices, et d'un coup, fut pleinement résolu à agir. Il alla, et ce fut le test de sa repentance: il en avait assez de vouloir résoudre seul ses problèmes, et promettre et se re-promettre sans cesse. Il aurait pu rester là assis parmi les cochons jusqu'à aujourd'hui; mais il n'aurait donc jamais reçu le baiser de son père, l'accueil de sa maison, s'il ne s'était pas mis en route. Cependant il alla vers son père, honnêtement, humblement et lui dit: "J'ai péché contre toi", ce qui signifie beaucoup plus dans sa langue que comme nous l'entendons aujourd'hui. Alors, vient ensuite la preuve de sa soumission: "Je ne suis plus digne d'être appelé ton fils, agis envers moi comme tu agis à l'égard de tes serviteurs. Fais-moi travailler à l'étable, ou laver les bottes sales, afin que je puisse être dans ta famille et recevoir ton sourire". C'est une magnifique illustration que Jésus-Christ a donnée d'une véritable repentance: la soumission est le test de la vraie repentance. Que mon enfant veuille faire mille et une choses d'autre, s'il ne veut pas se soumettre sur un seul point de controverse, c'est un rebelle, et il restera tel quel, jusqu'à ce qu'il cède. Voilà la différence entre une réelle repentance et une repentance contrefaite.

Je suis effrayée de voir que nous avons dans nos églises des milliers de repentances contrefaites. Les gens étaient bien convaincus de péché, et ils étaient désolés de ce fait. Ils désiraient vivre une vie meilleure et aimer Dieu d'une manière générale. Mais ils contournaient toujours le véritable point de polémique avec Dieu. Ils s'en cachaient vis à vis de leur pasteur et peut-être des diacres et de toutes les personnes qui parlaient avec eux. Abraham aurait bien pu vouloir donner au-delà de tout ce qu'il possédait, mais s'il n'avait pas été prêt à donner Isaac, tout le reste aurait été inutile. C'est votre Isaac que Dieu désire. Vous avez un Isaac, exactement de la même façon qu'un jeune homme riche possède des tas de biens. Vous avez quelque chose qu'il faut abandonner, quelque chose que sait l'Esprit Saint, mais vous dites: "Je ne peux pas". Alors, vous devez vous arrêter à la porte du Royaume.

Il y a une autre grosse difficulté qui est là. Ce sont les gens qui disent: "Je n'ai pas la force de me repentir". C'est une FAUTE énorme. Vous avez la force et la puissance, ou alors Dieu ne vous aurait pas ordonné de vous repentir. Vous pouvez vous repentir! A ce moment même, vous pouvez lever les yeux vers le Ciel, et dire, avec l'enfant prodigue: "Père, j'ai péché, et je veux renoncer à ce péché". Peut-être ne serez-vous même pas capable de pleurer... mais nulle part, Dieu n'exige que vous pleuriez! Vous êtes capables, à ce moment précis, de renoncer à votre péché. Mais faites attention de ne pas confondre le renoncement du péché avec la puissance de vous en libérer vous-même. Si vous renoncez de tout votre cœur, Jésus viendra vous en libérer, comme l'homme à la main sèche que Jésus avait l'intention de guérir. D'où venait cette puissance pour le guérir, et de vouloir le guérir? Sa bienveillance, Son amour, Sa compassion, Son empressement de guérir venaient de Jésus. Mais Jésus demande une condition: la réponse de la volonté de cet homme. Alors Jésus lui dit: "Etends ta main". Si l'homme avait été comme certains d'entre vous, il aurait répondu à Jésus: "Quel commandement insensé! Tu sais bien que je ne peux pas le faire!" Jésus veut que la réponse "Oui, je le veux" soit au cœur de cet homme, car c'est la réponse de sa volonté. Au moment où il dit cela, Jésus lui donna la force. L'homme étendit donc sa main, et vous savez ce qu'il s'est passé.

Etendez votre main sèche, quoiqu'il en soit, et dites: " Je le veux, Seigneur Jésus". Alors, vous avez la puissance et l'intelligence, vous avez l'obligation qui est universelle et immédiate. Dieu demande maintenant à tous les hommes, où qu'ils soient, de se repentir sérieusement, et de croire à l'Evangile. Quel tyran serait le Seigneur, s'il vous donnait un commandement tout en sachant que vous n'avez pas la puissance de l'exécuter.

Maintenant, ne dites pas : "Je ne le ressens pas suffisamment". Est-ce que vous ressentez suffisamment pour renoncer à votre péché et en être pardonné? C'est là le point important. Tout homme qui ne se repent pas suffisamment pour renoncer à son péché n'est aucunement pénitent. Lorsque vous vous repentez suffisamment pour renoncer à votre péché, à ce moment-là votre repentance est sincère et vous pouvez saisir fermement la main de Jésus. Alors croyez au Seigneur Jésus-Christ, et vous serez sauvé.

 

Cathrine Booth

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Auteur: La rédaction

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