Prêcher la vérité et faire attention aux mauvaises doctrines !

par La rédaction le 27 Avr, 2017

Mauvaise doctrine (v. 1-6)  

            Dès la première génération, les croyants ont dû être avertis des dangers qui, bientôt, les atteindraient, du dehors comme du dedans. Comme apôtre et prophète conduit par le Saint-Esprit, Paul annonce ici l’apostasie de la foi de quelques-uns.
           « Apostasie de la foi », ne sous-entend pas perdition éternelle de l’âme pour un authentique enfant de Dieu, membre du corps de Christ. La Parole de Dieu le déclare clairement : quiconque croit au Seigneur Jésus comme en son Sauveur personnel ne périt pas, mais a la vie éternelle (Jean 3 : 16 ; 10 : 28-29 ; Rom. 8 : 31-39). Mais quelqu'un pourrait simplement confesser ces choses de sa bouche, sans s’être repentie de ses péchés, et sans jouir dans son coeur du salut par la foi en l’œuvre expiatoire de Christ. On peut très bien accepter et même défendre le christianisme comme une philosophie ou une idéologie, sans que la conscience ait jamais été placée dans la lumière de Dieu. Si un tel homme prétend un jour être parvenu à une meilleure connaissance de Dieu et renie les vérités de la Bible, il a abandonné la foi chrétienne. L’article placé dans le texte original devant le mot « foi » montre qu’il s’agit du contenu de la foi, et non de l’acceptation en pleine confiance de la vérité divine, qui, dans la plupart des cas, est appelée « foi » sans article.
            Cette apostasie de la foi n’est sans doute pas encore l’apostasie générale, qui envahira la chrétienté professante, sans vie, après l’enlèvement des croyants (2 Thes. 2 : 3-12), mais les énergies sous-jacentes sont les mêmes. Satan, qui dans les temps de la fin conduira l’Antichrist à la révolte contre Dieu, se tient aussi derrière les « esprits séducteurs » et les « enseignements de démons » mentionnés ici. Cette influence est d'ailleurs plus répandue qu’on ne le pense, dans les pays dits christianisés, sous la forme du spiritisme, et de l’occultisme par exemple.

            Trois ensembles doivent être distingués l’un de l’autre dans ces premiers versets :
                    - Tout d’abord les esprits de démons, qui séduisent et enseignent ;
                    - Ensuite les instruments humains qu’ils font agir, ceux qui disent des mensonges par hypocrisie et dont la conscience est cautérisée ;
                    - Enfin ceux qui reçoivent ces enseignements sataniques et apostasieront de la foi.

            Les séducteurs se donnent l’apparence de la piété, mais en réalité ils mentent et contredisent la vérité révélée dans la Bible. Qualifier d’enseignements de démons des prescriptions concernant le mariage ou la nourriture paraît exagéré, mais il en était bien ainsi. Si même ces enseignements donnaient l’apparence d’une sainteté exceptionnelle, ils étaient en totale contradiction avec la volonté de Dieu et ne pouvaient en conséquence être acceptés « par les fidèles et par ceux qui connaissent la vérité » (v. 3).
            Le mariage est le fondement établi par Dieu pour la famille et la société (Gen. 2 : 24 ; Héb. 13 : 4), et c’était une exception et non pas la règle, que Paul reste célibataire, à cause du Seigneur et de son œuvre. Mais si un cas exceptionnel devient la norme, il s’oppose à la Parole de Dieu et de ce fait à Dieu lui-même. Il en est de même du commandement de s’abstenir de certains aliments. Celui qui met de côté les prescriptions divines concernant la nourriture (Gen. 9 : 2-4 ; Act. 15 : 20), qui n’interdisent que le sang, s’en prend à l’autorité de la Bible et donc à celle de Dieu. Les fonctions naturelles et les besoins du corps humain ne contiennent rien en eux-mêmes qui sépare le croyant de Dieu. Ils peuvent certes nous entraîner au péché, comme presque toutes choses. Mais en recevant notre nourriture avec gratitude de la part de Dieu, nous pouvons la considérer comme un bien qui nous maintient dans sa dépendance.
            Ce qui provient d’un bon Créateur ne peut être que bon (v. 4). C’était l’erreur du gnosticisme qui, né à cette époque, enseignait qu'il y avait du mal dans les choses matérielles ; plus encore, les gnostiques considéraient toute la création visible comme étant l’œuvre d’un démiurge imparfait, voire mauvais. Dans la philosophie ancienne, pour les Platoniciens et leurs émules, le démiurge était le dieu architecte de l’univers. Aujourd’hui encore, beaucoup de peuples et de religions sont ainsi liés par leurs règlements, de sorte qu’ils préfèrent mourir, plutôt que de tuer une « vache sacrée ». Mais le chrétien peut accepter avec gratitude tout ce que Dieu offre pour qu’il en bénéficie dans la création. Ces choses sont objectivement sanctifiées par des déclarations claires des Saintes Ecritures (Matt. 15 : 11 ; Rom. 14 : 14)  et subjectivement par la prière au donateur de tout don parfait, notre Créateur, qui est aussi notre Dieu Sauveur (v. 5).
            En proposant ces choses aux frères, Timothée agit comme « un bon serviteur du Christ Jésus » (v. 6), en contraste avec les diseurs de mensonges hypocrites mentionnés plus haut. Ce qui doit caractériser Timothée renferme d’importants enseignements sur la qualité d’un serviteur. Tout d’abord, il doit se nourrir de la Parole de Dieu dans le particulier. L’expression « les paroles de la foi » désigne le contenu, « les paroles de la bonne doctrine » soulignent la forme dans laquelle la vérité nous est communiquée. Il ne doit pas seulement saisir ces choses avec son intelligence et les mémoriser, mais elles doivent amener son cœur et sa conscience dans la lumière de cette Parole. En le réalisant dans sa vie pratique, il s’en nourrit vraiment et peut grandir spirituellement. Paul était persuadé que Timothée avait obéi à la Parole de Dieu, qu'il l’avait pleinement comprise (2 Tim. 3 : 10). Car c’est seulement en reconnaissant l’autorité de cette Parole dans sa propre vie, qu’il pourrait se présenter avec l’autorité spirituelle d’un bon serviteur. 

 
Bon service (v. 7-16)

            Au début de l’épître, Paul avait déjà évoqué, parmi d’autres influences négatives, les fables dont on se régalait à Ephèse. Il y revient au verset 7 de ce chapitre, exhortant Timothée à rejeter les « fables profanes, contes de vieilles femmes ». Les fables sont des récits imaginaires qui captivent les esprits : Paul les qualifie de « profanes » parce qu’elles séparent de Dieu au lieu de conduire à Lui. Timothée ne devait pas les réfuter, mais simplement rejeter de tels « contes de vieilles femmes » ! Or de nos jours, beaucoup de croyants pensent qu’on ne peut rejeter les fausses doctrines qu’après les avoir étudiées à fond. La Parole nous exhorte à nous abstenir de toute forme de mal (1 Thes. 5 : 22).
            En revanche, Timothée devait s’exercer à la piété. La piété cherche à honorer Dieu et se fonde sur le désir de vivre en communion avec Lui et à sa gloire. A l’exercice de la piété s’ajoute une discipline dans la vie du croyant et du serviteur du Seigneur.
            Paul compare maintenant l’exercice de la piété avec l’exercice corporel, ajoutant que ce dernier est utile à peu de chose (v. 8). En cela il ne vise pas l’ascétisme du verset 3 qu’il condamne avec sévérité, mais plutôt les exercices sportifs et les entraînements visant à conserver et à développer les forces physiques, un domaine auquel les Grecs de l’Antiquité attachaient précisément une grande importance. Tout au plus accédait-on en les pratiquant à un bien-être et à une certaine satisfaction dans la vie présente. La piété en revanche est « utile à toutes choses », puisque la promesse de la vie présente et de la vie future reposent sur elle. Pour le présent, celui qui s’exerce à la piété trouve une pleine paix dans la Parole de Dieu : « Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas » (Héb. 13 : 5) ; à l’égard de l’avenir il sait que Dieu rendra la vie éternelle à ceux qui persévèrent dans les bonnes œuvres, cherchant la gloire, l’honneur et l’incorruptibilité (Rom. 2 : 7). A la différence de Jean, Paul présente presque toujours la vie éternelle comme une chose future. Pour attester ce qu’il a dit auparavant, Paul ajoute : « Cette parole est certaine et digne d’être pleinement reçue » (v. 9 ; comp. 1. 15).
            Les apôtres et leurs collaborateurs que le Seigneur avait appelés poursuivaient un seul but : répandre sur la terre les paroles de la foi et de la bonne doctrine pour amener à Dieu des hommes perdus et les enseigner à vivre dorénavant selon la piété. En cherchant à le réaliser ils essuyaient de l’opprobre -divers manuscrits sérieux rendent ici agônizometha « nous combattons » au lieu de oneidizometha « nous sommes dans l’opprobre » - mais rien ne pouvait les décourager, car ce qui les animait était leur espérance en un Dieu vivant (comp. 3. 15).
            Ce Dieu est « le conservateur de tous les hommes, surtout des fidèles » (v. 10). Le titre « conservateur » (en grec : sôtêr) fut jadis donné à des divinités païennes, mais également à l’empereur romain. Quelle immense distance sépare cependant un tel « sôtêr » humain - même s’il gouverne avec beaucoup de charité - du Dieu vivant ! Il n’est pas seulement le Créateur, mais le conservateur de l’humanité entière, même si la plupart des hommes refusent de l’avouer (Matt. 5 : 45 ; Act. 17 : 25). Ceux qui ont été rachetés par le sang de Christ, son Fils, et qui ont reçu en Lui une telle abondance de bénédictions éternelles, peuvent aussi jouir, dans les choses tout ordinaires de la vie, de ses soins particuliers, et Lui en rendre grâces !
            Les exhortations des versets 11 à 16 étaient bien propres à encourager Timothée dans son service. Sa mission d’ordonner et d’enseigner n’était pas toujours facile ; aussi devait-il se conduire de manière à ne donner à personne une occasion de le traiter avec mépris, en raison de son jeune âge. En tant que conducteur spirituel il ne devait pas seulement montrer aux croyants le bon chemin, mais y marcher premièrement lui-même, comme un modèle en amour, en foi et en pureté morale.
            En attendant le retour de l’apôtre, Timothée devait se consacrer à la lecture de la Parole de Dieu, à l’exhortation et à l’enseignement  (v. 13). Dans les synagogues juives, on avait l’habitude de lire régulièrement les écrits de l’Ancien Testament ; au début du christianisme, cela se faisait aussi dans les assemblées. Peu à peu se sont ajoutés les épîtres des apôtres (Col. 4 : 16)  et le reste des écrits du Nouveau Testament. L’exhortation et l’enseignement devaient avoir pour effet d’approfondir l’impact de la lecture de la Parole sur le cœur et la conscience des auditeurs.
            Timothée avait un don de grâce qu’il devait employer à la gloire du Seigneur et pour la bénédiction d’autrui ; il ne devait pas le négliger par indifférence ou l’étouffer par d’autres occupations. 
            En rappelant la prophétie déjà mentionnée (1. 18) et « l’imposition des mains par l’ensemble des anciens » (v. 14), Paul voulait encourager Timothée à exercer ce don.
            L’apôtre recommande à son jeune collaborateur de s’occuper intensivement de ces choses et non de ses propres intérêts (v. 15). En vivant pour son Seigneur, il croîtrait dans la connaissance de la Parole de Dieu, s’affermirait dans sa foi, pour être capable de juger et d’être en aide à d’autres ; ainsi, ses progrès ne pourraient rester cachés.
            En guise de récapitulation, Paul écrit encore : « Fais attention à toi-même et à l’enseignement ; persévère dans tout cela » (v. 16). Il s’agit en premier lieu de garder pure sa propre conscience. Mais Timothée devait apporter beaucoup de soins et de sérieux à la présentation de la doctrine biblique. Finalement, il devait s’en occuper sans se lasser. Les résultats bénis d’un tel service fidèle ne se feront pas attendre : il se sauvera et lui-même et ceux qui l’écoutent. Il ne s’agit pas ici du salut de l’âme que Dieu accorde à tous ceux qui croient au Seigneur Jésus, mais de la parfaite protection divine contre les nombreux dangers qui jalonnent le chemin de la foi (Héb. 7 : 25).

   

                               D’après A. R – extrait de « Sondez les Ecritures » (vol. 10)

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Auteur: La rédaction

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