Le rôle de Jéthro auprès de Moïse – Ph. L

par La rédaction le 15 Juin, 2017

     Dieu a un propos admirable qui va bien au-delà d’Israël ; il concerne également les autres peuples, appelés « les nations » (voir par exemple Matt. 10 : 18 ; Act. 11 : 18). Aussi trouve-t-on dans la Parole de Dieu, une autre lignée de témoins ; bien qu’ils soient étrangers au peuple de Dieu, ils jouissent, dans une mesure, des bénédictions qui sont déjà la part d’Israël. Les premiers de ces témoins de marque dont nous parle l’Ecriture semblent être Melchisédec et Job - pour ce dernier, il est difficile d’ailleurs de le situer exactement dans le temps. Asnath, épouse de Joseph et Séphora, femme de Moïse, ne descendaient pas non plus d’Abraham ; toutefois elles sont devenues mères des fils donnés à ces deux patriarches d’Israël, au moment où ils étaient eux-mêmes exilés, contre leur gré, loin de leur peuple.
            Jéthro, beau-père de Moïse (Ex. 3 : 1) - appelé aussi Rehuel (Ex. 2 : 18 ; Nom. 10 : 29) - fait partie de ces étrangers au peuple d’Israël. Nous proposons d’examiner quel a été son rôle auprès de Moïse, en considérant dans la Parole de Dieu ce qui a été écrit à ce sujet « pour notre instruction » (Rom. 15 : 4).

           

Moïse, fugitif, épouse Séphora en Madian, et sera finalement renvoyé en paix en Egypte par son beau-père Jéthro  

            Méconnu et rejeté de ses frères, Moïse « s’enfuit de devant le Pharaon, et habita dans le pays de Madian » (Ex. 2 : 15). Là, il se fait connaître auprès des sept filles de Jéthro, le sacrificateur de ce pays-là, comme celui qui délivre (v. 17). Des bergers avaient chassé ces jeunes filles au moment où elles voulaient abreuver le bétail de leur père. Moïse intervient en leur faveur. Rentrées à la maison, elles parlent à leur père de celui qu’elles prennent pour un Egyptien. Moïse consent alors à habiter avec Jéthro et celui-ci lui donne pour épouse Séphora, sa fille (v. 21). Elle lui enfante un fils, et il l’appelle « Guershom » car, dit-il, « j’ai séjourné dans un pays étranger » (v. 22).
            Moïse devient berger et s’occupe du troupeau de son beau-père. Il le conduit dans le désert ; quarante ans s’écoulent ainsi ! Il apprend en secret à l’école de Dieu (Osée 2 : 14). Un jour, l’Eternel se révèle à lui dans une grande vision à Horeb (Ex. 3 : 2-6). Ce buisson ardent qui ne se consumait pas était une image d’Israël, éprouvé dans la fournaise de l’Egypte, et cependant un objet de la merveilleuse grâce de Dieu.
            L’Eternel a décidé d’envoyer Moïse délivrer son peuple. Or sa longue activité de berger - si différente de la place qu’il avait occupée auparavant en Egypte - a un résultat heureux : Moïse n’a plus confiance en lui-même, mais il n’a pas encore, hélas, une pleine confiance en Dieu ! Il multiplie donc les objections - c’est souvent notre façon de faire pour refuser d’obéir. Finalement, la colère de Dieu s’embrase contre lui. Il lui donne son frère Aaron comme compagnon d’œuvre, mais celui-ci sera plutôt une entrave pour lui.
            Moïse décide enfin de se soumettre à la pensée divine ; il demande à son beau-père de le laisser partir. Jéthro répond simplement : « Va en paix » (Ex. 4 : 18-20). Moïse prend alors, avec sa famille, le chemin du retour en Egypte.
            Mais la maison d’un serviteur de Dieu doit être en ordre, et Moïse a manqué à ce sujet. Un de ses fils, probablement Guershom, n’a pas été circoncis, en raison sans doute de l’influence de Séphora, sa femme. Cette question doit maintenant être réglée, sinon Moïse va mourir (v. 24). Une scène pénible se déroule entre les époux, dans le caravansérail (v. 25-26). Peut-être est-ce à la suite de ce désaccord que Moïse a renvoyé sa femme et ses deux fils chez Jéthro ? Ou voulait-il les mettre à l’abri ? David fera de même plus tard à l’égard de ses parents, au moment où, poursuivi par Saül, il va mener une vie errante.

  

Après la délivrance de l’Egypte, Jéthro rejoint Moïse à la montagne de Dieu, et il se réjouit du bien que l’Eternel a fait à son peuple

            Les chapitres suivants, dans le livre de l’Exode, décrivent la merveilleuse délivrance des fils d’Israël. Ils voient le Pharaon et son armée morts sur le rivage de la mer Rouge. Ils chantent alors le cantique de la délivrance et racontent tout ce que l’Eternel a fait en leur faveur et tout ce qu’Il fera encore (Ex. 15 : 17). Ils vont désormais vivre dans un pays « non semé » (Jér. 2 : 2), objets des soins de leur Dieu fidèle répondant à leurs besoins dès qu’ils se font sentir. Malgré une si grande bonté, les murmures, les convoitises et les contestations ne tardent pas à s’élever. Ils s’adressent d’abord aux serviteurs de Dieu - Moïse et Aaron. Mais rapidement le peuple se plaint de Dieu lui-même ! (1 Cor. 10 : 5-10).
            Moïse - comme plus tard l’apôtre Paul (2 Cor. 12 : 15) - se dépense sans compter pour le bien du peuple de Dieu. Il encourage ses frères à suivre résolument un chemin d’obéissance à Dieu ; il voudrait les aider à régler leurs querelles et il doit aussi les reprendre fermement (Ex. 17 : 2-7). Pour accomplir sa rude tâche, Moïse appelle souvent Dieu à l’aide. Amalek est le premier ennemi qui vient harceler le peuple de Dieu. Moïse se tient sur la montagne et intercède auprès de l’Eternel avec foi (Ex. 17 : 9-12).
            Jéthro apprend tout ce que Dieu a fait en faveur de Moïse et comment Il a fait sortir le peuple d’Egypte (Ex. 18 : 2). Il vient alors au désert, avec les fils et la femme de Moïse, et le rejoint à la montagne de Dieu (v. 5). Cette démarche de Jéthro préfigure un temps encore à venir. Alors les nations de la terre, durant le millénium, se réjouiront avec Israël de la délivrance dont le peuple élu a été l’objet et tous donneront gloire à Dieu (Zach. 2 : 11 ; Jér. 16 : 14-21). En revanche, Séphora et ses fils, qui n’ont pas participé aux épreuves d’Israël et à sa délivrance, sont peut-être une figure de l’Eglise.
            Jéthro fait dire à Moïse : « Moi, ton beau-père Jéthro, je suis venu vers toi, et ta femme, et ses deux fils avec elle » (v. 6). Moïse sort à sa rencontre, se prosterne avec déférence et l’embrasse. C’est une belle scène de retrouvailles familiales. Dans la tente, « Moïse raconta à son beau-père tout ce que l’Eternel avait fait au Pharaon et à l’Egypte… » (v. 7-8). N’est-ce pas une illustration du témoignage fidèle que chaque croyant doit rendre à Dieu autour de lui ?
            « Jéthro se réjouit de tout le bien que l’Eternel avait fait à Israël, en ce qu’il l’avait délivré de la main des Egyptiens » (v. 9). Il bénit Dieu et déclare : « Maintenant je connais que l’Eternel est plus grand que tous les dieux… Il a été au-dessus d’eux » (v. 11). Il accepte la puissance souveraine de Dieu - mais sans toutefois reconnaître le « néant » des autres dieux.
            Il est surprenant de voir ensuite ce Madianite prendre un holocauste et des sacrifices et les offrir à l’Eternel. Il agit ici de la même façon qu’un sacrificateur consacré à l’Eternel - lui qui pourtant appartient aux nations. Au lieu de le reprendre, Aaron et tous les anciens d’Israël « mangent le pain avec lui » en présence de Dieu ! Toutefois Moïse est absent (v.12).
            Cet « inconnu » occupe à ce moment-là une place éminente au milieu du peuple de Dieu. C’est, dans l’Ecriture, avec Melchisédec, un prélude aux grandes choses que Dieu se proposait alors de faire en faveur des nations !

 

Jéthro conseille son gendre au sujet de l’administration du peuple 

            Moïse et Aaron s’effacent pour un moment au profit de Jéthro. Ils étaient pourtant respectivement « roi » et « sacrificateur » en Jeshurun - ce qui signifie peuple juste, droit, et montre le caractère moral qu’Israël aurait dû toujours manifester devant Dieu (Deut.32 : 15 ; 33 : 5 ; Es. 44 : 2-3). Jéthro va alors s’autoriser à « conseiller » son gendre, en raison de ses liens familiaux.

 
                        La tâche de Moïse envers le peuple

            Jéthro vient d’être le témoin de l’intense dévouement de Moïse en faveur du peuple de Dieu. En effet, ce serviteur s’assied pour juger le peuple qui se tient auprès de lui « depuis le matin jusqu’au soir » (Ex. 18 : 13) ! C’est durant le temps où il prenait soin du troupeau de Jéthro, que Moïse a appris - comme David - à veiller sur un troupeau, à le conduire et le soigner aussi. L’Eternel le destinait, sans qu’il le sache, à s’occuper de Son peuple.
            Après notre conversion, nous ignorons encore la plupart du temps à quel service Dieu veut bien nous employer. Il faut être formés au préalable et devenir ainsi capables de répondre aux besoins divers des brebis du Seigneur. Les fâcheuses démarches de Moïse, dans sa jeunesse, avaient mis en évidence son incapacité naturelle (Ex. 2 : 11-14 - Ps. 78 : 70-72) - c’est souvent notre cas. C’est sans doute une occasion de préciser quelques-uns des caractères que doit acquérir un croyant aux pieds du Seigneur avant de devenir - peut-être - un berger dans l’assemblée. Il faut que les soins qu’il donne à sa famille soient exemplaires. L’exemple de Moïse, et celui de beaucoup d’autres, montre que l’on ne doit pas « abandonner » sa famille, en déclarant que l’on veut se consacrer entièrement au service des autres. Le Seigneur nous demande d’abord de savoir « conduire » notre propre maison (1 Tim. 3 : 5). Un berger doit retenir qu’il sert sous l’autorité du Seigneur. Tous les rachetés sont des collaborateurs de Dieu, il faut qu’ils lui restent soumis (1 Cor 3 : 9). Si l’on désire, comme Jérémie, être « pasteur en Le suivant » (Jér. 17 : 16), il faut s’appliquer à suivre les traces laissées par Jésus durant son ministère ici-bas ; on mesure un peu à cet égard aussi toute l’importance des Evangiles pour nous montrer son exemple parfait.
            Quand Moïse s’était entretenu au début avec Jéthro (v. 8), il avait rendu ce témoignage : tout est l’œuvre de Dieu seul. Il a la puissance de délivrer de la main de l’oppresseur ; Il choisit lui-même des moyens pour le faire et veut nous garder ensuite !
            « Celui qui est à la tête » (Rom. 12 : 8) doit veiller à ce que son ministère s’exerce réellement « au milieu » des autres. Il doit être le « modèle » du troupeau et prendre garde de « dominer sur des héritages » (1 Pier. 5 : 3). Une préoccupation constante du berger est de donner la nourriture appropriée à ses brebis. L’apôtre Paul l’avait à cœur (Act. 20 : 28). Chaque fois aussi qu’un membre du peuple s’approchait de Moïse, il savait qu’il était devant quelqu’un qui l’aimait et s’appliquait à l’instruire quant à la volonté de Dieu (v. 16). Ce n’était pas « son » opinion sur l’affaire en cours que Moïse voulait donner, mais il indiquait ce que la Loi enseignait, la « pensée du Seigneur ». Un vrai « leader » désirera encore accomplir son service en communion avec d’autres ouvriers qui partagent les mêmes préoccupations que lui à l’égard du troupeau.

 
 
                        Le conseil de bon sens du beau-père de Moïse

            Jéthro estime harassante la tâche de Moïse. Le peuple d’Israël devait représenter plus de deux millions de personnes - sans compter le « ramassis de peuple » qui les suivait. Ces derniers étaient une source continuelle de troubles contagieux (v. 13-15 ; Ex. 12 : 38 ; Nom. 11 : 4-6). Jéthro s’étonne auprès de son gendre : « Que fais-tu là avec le peuple ? Pourquoi es-tu assis seul… ? » (Ex. 18 : 14). Moïse lui expose la situation avec simplicité : « C’est que le peuple vient à moi pour consulter Dieu. Quand ils ont quelque affaire, on vient à moi, et je juge entre l’un et l’autre, et je leur fais connaître les statuts de Dieu et ses lois » (v. 15-16). De telles raisons ne manquent pas de force. En effet, le peuple venait de préférence vers Moïse, en tant que représentant de Dieu. Ses jugements étaient acceptés comme des oracles, et Moïse saisissait l’occasion pour les instruire, en leur expliquant - à l’occasion des sentences rendues - l’enseignement de l’Ecriture à ce sujet.
            Le beau-père de Moïse répond avec assurance : « Ce que tu fais n’est pas bon. Tu t’épuiseras certainement, toi et ce peuple qui est avec toi, car la chose est trop lourde pour toi ; tu ne peux la faire toi seul. Maintenant, écoute ma voix, je te conseillerai, et Dieu sera avec toi. Sois pour le peuple auprès de Dieu, et rapporte les affaires à Dieu ; et enseigne-leur les statuts et les lois, et fais-leur connaître la voie dans laquelle ils doivent marcher, et l’œuvre qu’ils ont à faire. Et choisis d’entre tout le peuple des hommes capables, craignant Dieu, des hommes de vérité, haïssant le gain déshonnête, et établis-les sur eux, chefs de milliers, chefs de centaines, chefs de cinquantaines, et chefs de dizaines ; et qu’ils jugent le peuple en tout temps : et il arrivera qu’ils porteront devant toi toutes les grandes affaires, et toutes les petites affaires ils les jugeront eux-mêmes. Tu allégeras ce qui pèse sur toi ; ils le porteront avec toi » (v. 18-22). Jéthro ajoute même : « Si tu fais cela, et que Dieu te le commande, tu pourras subsister, et tout ce peuple aussi arrivera en paix en son lieu » (v. 23).

 
 
                        Un conseil selon la seule sagesse humaine ?

            Le projet de Jéthro paraît sage et réaliste. Cet homme pense au bien-être, à la santé apparemment menacée de son gendre. Tout cela paraît excellent, plein d’égards pour lui. De plus, il a établi dans son projet une distinction plutôt flatteuse entre les divers offices de Moïse. Il lui laisse la responsabilité de ce qui paraît élevé et plus important (v. 19-20). Et il lui conseille de se « décharger » de tout le reste sur des auxiliaires bien choisis, qui doivent craindre Dieu, aimer la vérité et être intègres (v. 21-22). Son système rendra les juges nombreux, aisément abordables. Cette délégation d’autorité paraît raisonnable. D’où vient à Jéthro cette sagesse ? Est-elle terrestre ou s’agit-il de la « sagesse d’en haut » qui découle d’une communion habituelle avec Dieu ? (Jac. 3 : 17-18). La Parole ne se prononce pas. En tout cas, « Moïse écouta la voix de son beau-père, et fit tout ce qu’il avait dit » (v. 24).
            Certains ont pensé que le conseil de Jéthro était vraiment d’origine divine et donc s’imposait sans plus d’examen. Dans le discours de Jéthro, Dieu n’est pas absent : « Je te conseillerai, et Dieu sera avec toi » (v. 19). Et il dit à Moïse : « Si tu fais cela, et que Dieu te le commande, tu pourras subsister » (v. 23). Il préconise apparemment de laisser l’Eternel décider.
            D’autres rappellent que Dieu ne confie jamais à un homme une tâche au-dessus de ses forces. Il lui donne la grâce et les ressources de Sa part pour l’accomplir ! Jamais il n’envoie un des siens à la guerre à ses propres frais (1 Cor. 9 : 7 ; Luc 22 : 35). L’Eternel avait fait au début des promesses à son serviteur Moïse et Il les avait pleinement tenues jusqu’ici. Moïse avait le privilège - que même Josué n’aura pas - de parler à l’Eternel « bouche à bouche ». Il ne lui parlait pas en énigmes et toujours sans intermédiaire (Nom. 12 : 8). Il l’estimait « fidèle dans toute sa maison » (Héb. 3 : 5). Moïse n’aurait-il pas dû dans ces conditions poursuivre le chemin dans lequel Dieu l’avait engagé, en s’appuyant sur Sa force (Ps. 84 : 5) ? Il pouvait à tout instant Lui apporter ses besoins, et attendre paisiblement que l’Eternel décide ce qu’il convenait de faire ! Parfois Dieu parle directement à l’un des siens comme à son serviteur, l’apôtre Paul. Celui-ci avait reçu « une écharde pour la chair » afin de le garder de s’enorgueillir ! Il avait supplié trois fois pour qu’elle lui soit ôtée. Mais le Seigneur lui répond : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse» (2 Cor. 12 : 9).
            Si l’on pense cette dernière opinion juste, Moïse commet ici une faute. Même Jéthro, en présentant son projet, pensait semble-t-il que Moïse allait tout d’abord demander à Dieu son accord - au lieu de le mettre ainsi immédiatement à exécution.

 

Retenons l’enseignement de ce récit de la Parole et apprenons à discerner la pensée de Dieu en toute circonstance

            Le récit que nous venons de considérer est un avertissement adressé à chaque enfant de Dieu. Nous devons savoir attendre les directions du Seigneur (Es. 30 : 21). Tout se joue d’abord au niveau de nos pensées. Demandons à Dieu de les sanctifier, de les soumettre à l’obéissance de Christ. Nos paroles et nos actes suivront généralement.
            Bien souvent la précipitation caractérise nos décisions. On se persuade facilement que c’est le chemin à suivre, dans la mesure où il nous plaît ! Nous sommes si prompts à agir, en accord avec nos désirs, cachés peut-être, mais que Dieu connaît parfaitement !
            Demandons à Dieu d’apprendre à discerner Sa volonté. Il dit à chacun des siens : « Je t’instruirai, et je t’enseignerai le chemin où tu dois marcher ; je te conseillerai, ayant mon œil sur toi » (Ps. 32 : 8-9).
            Le parfait exemple pour un racheté, à tous égards, est celui du Seigneur. Pendant « les jours de sa chair », Il était souvent en prière - expression de sa communion avec le Père. Et durant tout le reste de son temps, le zèle de la maison de Dieu le dévorait (Jean 2 : 15 ; Matt. 21 : 12-13). Devant l’affluence des malades, même après le coucher du soleil, Il ne prenait pas le temps de manger le pain (Marc 3 : 20). Chez Lui, l’épée a usé le fourreau (Es. 52 : 14 ; Jean 8 : 57), alors que chez nous elle a parfois plutôt le temps de se rouiller ! Cette activité incessante s’accompagnait d’une parfaite dépendance. Le Fils n’agissait jamais avant de connaître la pensée du Père. Il faisait toujours les choses qui Lui étaient agréables (Jean 8 : 29) ! Son attitude devant la maladie et la mort de Lazare en est un exemple remarquable (Jean 11). Quel contraste entre Lui et ses propres frères. Ils ne croyaient pas en Lui et, en se moquant, le mettaient au défi de monter « se faire connaître » à Jérusalem. Il leur répond : « Mon temps n’est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt » - celui de la propre volonté (Jean 7 : 6). Leurs motifs étaient si différents des Siens ! Lui-même cherchait uniquement la gloire du Père, alors qu’ils cherchaient à recevoir de l’honneur sur la terre (Jean 5 : 44). Quels sont, chers lecteurs, nos désirs ? Où sont nos cœurs ?

 

            Finalement Jéthro, avec la permission de Moïse, retourne dans son pays. Ce n’était pas un pèlerin. Il avait une maison, une position honorable, et son horizon se bornait encore à la terre (Ex. 18 : 27). Quel contraste avec Moïse et les enfants d’Israël ! Ils marchaient dans le chemin de Dieu, vers Canaan, ce beau pays de la promesse que Dieu avait décidé de leur donner. Aujourd’hui le chrétien attend d’être introduit dans le ciel où il contemplera Christ durant l’éternité. Chacun entendra-t-il le Seigneur lui dire : « Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en ce qui est peu… : entre dans la joie de ton Maître » (Matt. 25 : 21, 23) ?

 

 

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Auteur: La rédaction

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