Juger ou ne pas juger – Derek Prince

par La rédaction le 10 Jan, 2016



Juger est une question d'importance primordiale dans la Bible, pourtant c'est un sujet plutôt difficile à comprendre. De très nombreux chrétiens agissent souvent (soit par ignorance, soit par désobéissance) contrairement à l'enseignement des Ecritures dans ce domaine. La confusion vient du fait que certains passages des Ecritures nous avertissent de ne pas juger, tandis que d'autres nous disent de juger.

Dans cet article, nous examinerons ce paradoxe biblique apparent à propos du jugement et nous ferons ressortir un principe qui nous aidera, dans une situation donnée, à discerner s'il faut ou non juger. A la lumière de ce principe, nous identifierons quelques cas où nous avons la responsabilité de juger et d'autres où nous ne l'avons pas.

 

Le paradoxe biblique du jugement.

Dans le sermon sur la montagne, Jésus dit à la foule:

« Ne jugez pas, afin de ne pas être jugés. C'est du jugement dont vous jugez qu'on vous jugera, de la mesure dont vous mesurez qu'on vous mesurera » (Mat. 7:1-5).

Voici ce que Jésus déclare ici de façon claire: « Ne jugez pas, car si vous le faites, le jugement dont vous jugez vous sera rendu ».

Mais nous trouvons aussi des passages qui nous disent que nous sommes dans l'obligation de juger. Dans Jean 7:24, Jésus, se référant au fait qu'il affirme être le Messie dit: « Ne jugez pas selon l'apparence, mais jugez selon la justice ». Il nous enseigne donc ici à juger selon la justice et la sainteté. Ainsi, nous voyons que tandis que certains passages des Ecritures nous avertissent de ne pas juger, d'autres au contraire nous exhortent tout spécialement à le faire.

Juger et gouverner.

Comment devons-nous comprendre ce paradoxe? Je crois qu'il y a un principe fondamental qui résout l'apparente contradiction. Ce principe est le suivant: Le jugement est une fonction nécessaire au gouvernement. Dans les Ecritures, l'action de juger n'est jamais séparée de l'action de gouverner. L'unité de ces deux fonctions a son origine dans la nature même de Dieu, elle est transmise de Dieu aux hommes. Genèse 18:25 nous déclare que Dieu, qui gouverne toute la terre, en est aussi le juge. Il ne nous faut jamais séparer l'action de juger et celle de gouverner car elles vont de pair. C'est ce principe qui nous aidera à comprendre quand il nous faut juger, et quand nous ne devons pas le faire.

Essentiellement, le lien entre l'action de juger et celui de gouverner tient à quatre facteurs indissociables: 1 ÔÇô la responsabilité, 2 ÔÇô l'autorité, 3 ÔÇô le jugement et 4 ÔÇô les comptes à rendre. Ce qui suit nous montre comment ces quatre principes œuvrent en corrélation.

Premièrement, là où nous avons de la responsabilité, il nous faut de l'autorité, sinon, nous ne pourrons nous acquitter de notre responsabilité. Si vous donnez à votre fille aînée la tâche de veiller sur les plus jeunes enfants, alors il faut lui donner aussi suffisamment d'autorité pour accomplir cette tâche.

A l'opposé, si une personne a de l'autorité sans être responsable, cette personne devient un despote. Cette situation est bien évidemment typique de nombreux gouvernements actuels. La responsabilité sans autorité ne peut être efficace, mais l'autorité sans responsabilité est despotique, il faut les deux.

Comme nous l'avons vu, là où nous avons la responsabilité de gouverner, nous sommes dans l'obligation de juger; l'action de juger fait partie de l'autorité et de la responsabilité de l'action de gouverner. Celui qui gouverne doit juger là où il gouverne. Il nous faut pourtant aussi tenir compte des deux autres aspects: là où nous jugeons, nous serons jugés par le Juge suprême; en d'autres mots, tous les juges devront finalement rendre compte au Juge de toute la terre. Une illustration se trouve dans Hébreux 13:17: « Obéissez à vos conducteurs et soyez-leur soumis. Car ils veillent au bien de vos âmes, dont ils devront rendre compte ». Parce que ceux qui nous gouvernent ont la responsabilité de nos âmes, il leur faut avoir de l'autorité avec la responsabilité, sinon, ils exercent celle-ci en vain. Ainsi, il nous est dit d'obéir à ceux qui ont la responsabilité de nos âmes. Dans la mesure où ils ont une responsabilité dans laquelle ils exercent de l'autorité, ils auront aussi à faire acte de jugement; et, puisqu'ils sont juges, ils auront un jour à rendre compte de leurs jugements. Les quatre aspects du fait de juger et de gouverner trouvés dans ce verset sont donc: la responsabilité, l'autorité, le jugement et les comptes à rendre.

L'étendue de notre autorité à exercer le jugement.

Nous avons vu que lorsque nous avons une responsabilité, il nous faut avoir de l'autorité; et lorsque nous avons de l'autorité, nous sommes dans l'obligation de juger. Il nous reste cependant le problème de connaître l'étendue de notre autorité et celle de notre responsabilité à exercer le jugement.

Essentiellement, trois genres de limites caractérisent tout jugement. Il y a un domaine limité d'autorité, un nombre limité de personnes se trouvent sous cette autorité, et il y a seulement certaines actions que cette autorité est habilitée à juger. En dehors de ce champ particulier, soit avec d'autres personnes soit avec d'autres actions, il n'y a aucune autorité. Nous devons donc nous poser trois questions: dans quels domaines sommes-nous appelés à juger? Qui sommes-nous autorisés à juger? Et pour quelles actions pouvons-nous juger? L'étendue de notre autorité à juger n'est pas claire tant que nous n'avons pas répondu à ces trois questions.

Avant de discuter de l'étendue de notre autorité à juger, permettez-moi d'attirer votre attention sur ce que nous ne sommes jamais appelés à juger: nous ne sommes jamais responsables de l'évaluation finale du caractère ou de la conduite d'une personne, y compris de nous-mêmes. Certains chrétiens pensent qu'ils doivent estimer qui ira au ciel et qui va aller en enfer. Ce n'est vraiment pas du tout notre problème, il nous faut laisser cela entièrement à Dieu.

Pourquoi le Seigneur est-il le seul à pouvoir juger dans ce domaine? Parce que personne d'autre ne connaît tous les secrets et les motivations du cœur des hommes. Nous ne pouvons juger correctement ou équitablement, donc il ne nous est jamais demandé de juger ou de faire une évaluation finale de la valeur absolue d'une personne, pas même de la nôtre.

Cette question de ne pas juger du destin final d'une personne étant réglée, retournons à notre point concernant l'étendue de notre autorité à juger. Où, qui et quel domaine avons-nous la responsabilité de juger?

Nous juger nous-mêmes.

La première réponse à cette question est la suivante: Nous sommes responsables de nous juger nous-mêmes. Si nous ne sommes pas appelés à faire une évaluation finale, pas même de nous-mêmes, il nous faut pourtant juger notre conduite d'après les normes de la parole de Dieu. Il me semble que dans son essence, tout jugement que nous sommes tenus de porter doit être un jugement de la conduite et non l'évaluation absolue de la valeur d'une personne. Dans 1 Corinthiens, chapitre 11, nous lisons à propos de ce type de jugement sur nous-mêmes:

« Que chacun donc s'examine lui-même, et qu'il mange du pain et boive de la coupe; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup de malades et d'infirmes, et qu'un assez grand nombre sont décédés. Si donc nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais par ses jugements, le Seigneur nous corrige, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde » (versets 28-32).

Ici, Paul, parlant de la Sainte-Cène, nous avertit de nous examiner avant de la prendre. Si nous ne le faisons pas, nous nous exposons à la maladie et même à une mort précoce. Nous pouvons cependant prévenir le jugement de Dieu. Il ne nous jugera pas dans les domaines où nous nous sommes jugés nous-mêmes. Il y a trois alternatives: 1 ÔÇô Nous juger nous-mêmes et ne pas alors venir sous le jugement de Dieu. 2 ÔÇô Manquer de nous juger nous-mêmes et nous retrouver sous le jugement de Dieu ÔÇô tout en échappant cependant au jugement de Dieu sur le monde. 3 ÔÇô Refuser ces deux alternatives et être jugés avec les incroyants. D'une façon ou d'une autre, nous serons tous jugés.

Si nous sommes responsables de nous juger nous-mêmes, alors comment devons-nous le faire? Nous devons nous juger d'après les normes qui nous sont révélées dans la parole de Dieu. Nous n'avons pas à nous juger d'après nos sentiments, d'après les opinions de la société ni même d'après notre propre point de vue en ce qui nous concerne. Plutôt, il faut nous juger d'après l'enseignement clair de la parole de Dieu. D'après ces normes, nous sommes responsables de juger notre conduite et nos relations. Suis-je en paix avec mon frère ou ma sœur? Ai-je de l'amertume ou du ressentiment dans mon cœur? Ai-je dit des choses fausses ou peu charitables à propos d'un autre croyant? Voilà des façons dont nous avons à nous juger nous-mêmes. Et si nous prenons cette obligation de nous juger nous-mêmes au sérieux, alors nous passerons beaucoup moins de temps à juger ceux que nous ne sommes pas censés juger.

Le jugement dans la famille.

La prochaine sphère de jugement est celle de la famille. Celui qui est mari et père est responsable de « juger » sa femme et ses enfants. Dans 1 Timothée 3:4, Paul dit qu'une qualification nécessaire à l'ancien est « qu'il dirige bien sa propre maison ». Parce que le père dirige sa maison, il se trouve dans l'obligation de la juger.

Qu'est-ce qu'un mari ou un père est tenu de juger? Dans la mesure où la conduite est le principal domaine à juger, je crois que ce qu'on attend du père, c'est qu'il juge toute conduite qui porte atteinte au bien-être de ceux dont il a la responsabilité. Si je vois mes enfants toujours abuser de boissons sucrées gazeuses et de glace, je suis alors dans l'obligation de les discipliner, parce qu'en tant que père il m'appartient de veiller à ce qu'ils grandissent en ayant une bonne santé.

Je suis aussi dans l'obligation de juger la conduite qui porte atteinte à l'honneur et à l'ordre de notre maison; je devrai en rendre compte à Dieu et à mon prochain. Si mes enfants sont grossiers et indisciplinés devant des étrangers, l'attention sera attirée sur mon rôle de père, prouvant que je n'accomplis pas ma fonction.

Le jugement dans l'église.

Le domaine suivant est traité principalement dans le Nouveau Testament. C'est celui de l'Eglise ÔÇô le Corps constitué des croyants. Premièrement, les dirigeants de l'Eglise sont tenus de juger ceux qu'ils dirigent. Il est clair, d'après le passage de l'épître aux Hébreux dont nous avons déjà fait mention, que dans l'Eglise, le fait de diriger doit s'accompagner de l'exercice de l'autorité et du maintien de la discipline. On pourrait dire qu'une église où les responsables ne font pas ces choses n'est pas une Eglise au sens scripturaire du terme.

Mais le jugement n'est pas la responsabilité unique de ceux qui gouvernent. En un sens, l'Eglise dans sa totalité est appelée à juger. Il nous faut tenir compte du fait que le mot grec pour « Eglise », ekklesia, signifiait normalement une « assemblée gouvernante ». L'essence même de l'Eglise est de gouverner. Sans gouvernement, il n'y a pas d'Eglise et, en fin de compte ÔÇô bien qu'une Eglise soit sous le jugement de ceux qui la dirigent ÔÇô l'Eglise entière doit accepter sa responsabilité de juger. Il ne s'agit pas d'individus qui jugent. Dans la plupart des domaines où nous sommes responsables de juger, nous ne jugeons pas individuellement, nous jugeons collectivement. La plupart du temps, lorsque la Bible dit « jugez », il s'agit d'un pluriel, c'est à dire qu'il appartient à l'assemblée des croyants de juger.

Dans 1 Corinthiens au chapitre 5, nous découvrons ce que nous sommes appelés à juger: la conduite de nos compagnons de foi. Comprenez-vous que l'Eglise est dans l'obligation de juger votre conduite? Dans l'Eglise de Corinthe, un membre avait pris la femme de son père. Paul dit qu'un tel homme n'avait pas de place dans l'Eglise; il l'a jugé. Cependant, bien que le jugement de Paul ait été rendu en sa qualité d'apôtre, il dépendait de l'approbation de l'Eglise. C'est pourquoi il leur a écrit et leur a dit de prononcer un jugement sur cet homme lorsqu'ils se rassembleraient. Il s'agissait alors d'une action collective du Corps tout entier.

L'épître continue en déclarant que ce jugement par le Corps se traduirait par l'exclusion du coupable de la communion avec l'Eglise. Les fidèles ne devaient même pas manger avec un tel homme. Cependant, Paul avertit l'Eglise de ne pas porter un jugement semblable sur le monde qui est hors de l'Eglise.

« Qu'ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N'est-ce pas de ceux du dedans que vous êtes juges? Ceux du dehors, Dieu les jugera « (versets 12-13).

Paul dit que ce n'est pas à nous de juger le monde, mais que c'est bien à nous de juger nos frères et sœurs dans la foi, parce que nous sommes responsables d'eux, tout comme un père est responsable de sa famille.

Quelle autre question, à part la conduite, sommes-nous responsables de juger? Le deuxième domaine, que nous sommes responsables de juger, c'est celui des disputes entre croyants. Les Ecritures sont claires à ce sujet. Dans Matthieu chapitre 18, Jésus dit que si notre frère nous fait du tort, il nous faut en discuter avec lui en privé, mais, s'il refuse de rectifier la question, il nous faut aller devant l'Eglise.

Dans ce cas, l'Eglise doit juger de façon collective. Si le frère coupable refuse d'accepter le jugement de l'Eglise, l'Eglise doit alors le traiter comme un incroyant. C'est terrible de constater que celui qui ne veut pas accepter la décision de l'Eglise perd son droit d'être traité en tant que chrétien. Il est grave aussi de constater combien peu d'Eglises exercent vraiment l'autorité dont elles sont revêtues.

Dans quel autre domaine sommes-nous tenus de juger en tant qu'Eglise? Je dirais dans celui de l'erreur doctrinale. Dans Romains 16:17, nous lisons: « Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, contrairement à l'enseignement que vous avez reçu. Eloignez-vous d'eux« . Si des personnes, dont la doctrine est fausse, soulèvent des questions de doctrine et deviennent une source de division dans l'Eglise, il nous faut alors prendre note de ces personnes et refuser d'être en communion avec elles. Une raison d'exercer le jugement est donc l'erreur doctrinale semant la division dans l'Eglise.

Les domaines où nous n'avons pas à juger.

Je voudrais maintenant passer en revue quelques domaines dans lesquels nous ne sommes pas appelés à juger. Nous pourrions faire une liste sans fin, mais en voici quelques-uns.

1 ÔÇô Nous ne sommes pas responsables de porter un jugement final sur le caractère d'une personne, pas même le nôtre. Comme nous l'avons déjà vu, c'est la responsabilité de Dieu seul.

2 ÔÇô En tant qu'individus, nous ne sommes pas responsables de juger nos compagnons dans la foi. S'il nous sommes appelés à juger un autre croyant, ce sera alors collectivement, en tant qu'Eglise et non en tant qu'individus. A moins que sa conduite ne porte atteinte à ma conduite (et dans ce cas, il faut confronter la personne en privé d'abord), je n'ai pas à juger un autre croyant. C'est en dehors de ma juridiction.

3 ÔÇô Nous ne sommes pas responsables de juger les enfants des autres. Bien qu'il soit tentant de le faire, les familles des autres ne sont pas sous notre juridiction, sauf si leur conduite nous porte atteinte personnellement. La plupart des personnes que j'ai vu juger les enfants des autres feraient mieux de corriger les leurs.

4 ÔÇô Nous ne sommes pas responsables de juger d'autres groupes chrétiens. Au temps du Nouveau Testament, ce problème n'existait pas car il n'y avait pas d'autres groupes chrétiens, contrairement à la multitude de dénominations que nous avons aujourd'hui. Mais, à moins que de réels problèmes existent avec les membres d'une autre Eglise, notre responsabilité n'est pas de juger. Si nous sommes convaincus qu'un problème précis doit être solutionné, nous devons aller voir notre pasteur qui lui, ira alors voir le leur.

Cinq conditions pour un jugement approprié.

Lorsqu'il nous appartient effectivement de juger, comment devons-nous le faire? La plupart des jugements chrétiens que j'ai observés, transgressent les règles données dans les Ecritures. Je crois qu'il y a cinq conditions pour un jugement approprié:

1 ÔÇô Jugez selon un juste jugement. Jésus dit cela dans Jean 7:24: ne soyez jamais injuste dans votre jugement, car vous aurez à rendre des comptes à Dieu pour chaque matière que vous jugez.

2 ÔÇô Jugez sur la base de faits établis. Je suis frappé par le fait que lorsque le Seigneur dit à Abraham, en Genèse 18, qu'il était en chemin pour inspecter Sodome et Gomorrhe, il ne s'était pas contenté d'accepter les tristes comptes-rendus (provenant sans doute d'anges), sans aller voir lui-même la situation. Le Seigneur n'a pas voulu juger sans aller voir lui-même! Comment oserions-nous le faire si Dieu ne le fait pas?

3 ÔÇô L'accusé doit avoir l'occasion de se confronter à ceux qui l'accusent. Dans Jean 7:51, les membres du Sanhédrin, le conseil juridique des Juifs, discutaient des mauvais rapports qu'on leur avait faits sur Jésus et exagéraient même les données. Nicodème, un honnête homme, s'exprima alors ainsi: « Notre loi juge-t-elle un homme avant qu'on l'ait entendu et qu'on sache ce qu'il a fait? ». Il n'est pas scripturaire de juger quelqu'un avant de l'avoir laissé se défendre lui-même en personne.

4 ÔÇô Il doit toujours y avoir au moins deux témoins fiables, pour tout méfait. Deutéronome 19:15 dit: « Un seul témoin ne suffira pas contre un homme pour constater une fauteÔǪ ; un fait ne pourra s'établir que sur la déposition de deux ou de trois témoins ». Nous ne devons jamais condamner quelqu'un sur le témoignage d'une seule personne. Le minimum est de deux, le témoignage de trois serait préférable.

5 ÔÇô Les témoins ont à rendre compte de leur témoignage. Dans la Bible, le commandement contre le faux témoignage se trouve juste à côté de ceux contre le meurtre, le vol et l'adultère. Pourtant, je dois dire que des multitudes de chrétiens portent de faux témoignages contre leurs frères et sœurs dans la foi, sans le moindre sentiment de culpabilité. Dieu les met dans la même catégorie que les meurtriers, les adultères et les voleurs.

 

Dans l'Ancien Testament, lorsqu'un criminel était mis à mort, la loi dictait que les premiers à exécuter la sentence devaient être ceux qui avaient témoigné contre lui. Quelle en était la raison? Si nous racontons des histoires sur quelqu'un et que cela entraîne des problèmes, nous devons assumer ce que nous avons affirmé; nous ne pouvons pas accuser quelqu'un et ensuite dire: « Ce n'est pas vraiment ce que je voulais dire ».

De plus, d'après la loi de l'Ancien Testament, si un homme était coupable d'avoir porté un faux témoignage contre quelqu'un afin de le faire traduire en justice pour un crime particulier, le faux témoin lui-même recevait le châtiment du crime, c'est à dire la mort dans certains cas. Voilà qui ferait hésiter à porter un faux témoignage, non? Bien que les châtiments de Dieu aient changé un tant soit peu depuis les jours de l'Ancien Testament, sa haine du faux témoignage n'a pas changé.

Voilà donc les cinq conditions de base pour un jugement approprié: 1 ÔÇô Cela doit être un juste jugement. 2 ÔÇô Le jugement doit être basé sur des faits établis. 3 ÔÇô L'accusé a le droit d'être confronté en personne à ceux qui l'accusent. 4 ÔÇô Le jugement doit se faire sur la base d'au moins deux témoins fiables, trois de préférence. 5 ÔÇô Les témoins doivent rendre compte de leur témoignage et si leur témoignage est faux, ils méritent le châtiment qui serait tombé sur l'accusé dans le cas contraire.

Assis dans le siège du juge.

Il y a une dernière question. Si nous jugeons alors que nous ne sommes pas autorisés à juger, que sommes-nous alors? Dans 1 Pierre 4:15, il est dit: « Que nul de vous ne souffre comme meurtrier, comme voleur, comme malfaiteur ou comme se mêlant des affaires d'autrui ». Que faisons-nous tandis que nous jugeons alors que nous ne sommes pas autorisés à le faire? Si nous nous mêlons des affaires d'autrui, nous sommes assimilés au meurtre, au voleur et au malfaiteur. Le mot utilisé en grec désigne quelqu'un qui s'est établi responsable de choses qui ne le regardent pas. Nous ne devons pas agir en superviseurs de choses ne nous concernant pas.

Dans Jacques 4:11-12, nous trouvons un avertissement qui est la clé de notre attitude envers le jugement. Il ne nous est pas permis de dire du mal des autres ÔÇô même si c'est vrai.

« Ne médisez pas les uns des autres, frères. Celui qui médit d'un frère ou qui juge son frère, médit de la loi et juge la loi. Or, si tu juges la loi, tu n'en es pas l'observateur, mais le juge. Un seul est législateur et juge, celui qui peut sauver et perdre; mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain? »

Si nous disons du mal de notre frère, nous faisons fi de la loi, car la loi nous interdit de le faire. Nous jugeons aussi la loi car nous nous plaçons au-dessus d'elle. En fait, nous nous faisons juge et nous nous plaçons au-dessus de Dieu.

Dans un tribunal séculier, tout tourne autour d'un siège: celui du juge. Quand le juge entre dans la pièce, tout le monde doit se lever, démontrant ainsi du respect pour sa position. Normalement, il y a une sorte de barrière devant lui dans la pièce, empêchant les gens de l'approcher directement.

Supposez maintenant que je suis assis dans un tribunal mais le juge n'est pas encore entré. Son siège est libre, la salle est silencieuse et solennelle. Soudain, je me lève, me fraye un chemin devant le garde et de façon présomptueuse, m'assieds dans le fauteuil du juge. C'est exactement ce que nous faisons lorsque nous jugeons des affaires que Dieu ne nous a pas données à juger. Nous n'oserions jamais faire une chose pareille dans un tribunal séculier. A combien plus forte raison devrions-nous craindre d'usurper le siège du tribunal de Dieu!

 

Derek Prince

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Auteur: La rédaction

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